Dans quelle école mettre ses enfants en Norvège ?

Que vous déménagiez en Norvège avec vos enfants en âge d’aller à l’école ou qu’ils atteignent l’âge d’y aller alors que vous êtes déjà résident en Norvège, se posera la question de savoir dans quelle école les inscrire. La réponse dépend, comme toujours, de nombreux facteurs. Cet article est là pour vous aider dans votre choix en vous présentant les différentes options qui se présentent à vous avant de lister plusieurs témoignages de parents.

Les principaux facteurs à prendre en compte

Comme dans la majorité des pays, le choix de l’école dépendra d’abord d’où vous habitez. Si vous allez habiter à la campagne ou au bord d’un fjord, ne vous attendez pas à y retrouver le même choix qu’à la capitale (où se situe la seule école française du pays).

Le deuxième facteur à prendre en compte est votre projet de vie : planifiez-vous de rester 2 à 3 ans en Norvège avant de retourner en France (ou un autre pays) ? Dans ce dernier cas, l’école française ou une école internationale aura plus de sens.

Un troisième critère majeur à prendre en compte est votre budget. Toutes les écoles qui ne sont pas des écoles publiques norvégiennes sont payantes et coûtent plus ou moins cher. À noter que bien que l’école norvégienne soit gratuite, les cours finissent tôt et les heures (optionnelles) de garde sont payantes (on y reviendra plus tard).

Un mot sur l’école à la maison

En Norvège, il y a l’obligation d’enseignement (« opplæringsplikt »), mais pas l’obligation d’aller à l’école (« skoleplikt »). Il est donc de la responsabilité des parents de veiller à ce que leurs enfants reçoivent l’enseignement auquel ils ont droit. L’enseignement à domicile, où les parents eux-mêmes sont responsables de l’enseignement de leurs propres enfants, est légal, mais contrôlé. N’hésitez pas à consulter le site Norsk hjemmeundervisningsforbund pour en savoir plus.

Jardins d’enfants (« barnehage ») : pour les enfants de moins de 6 ans

Comme expliqué dans notre introduction au système éducatif norvégien, l’école norvégienne ne commence qu’à l’âge de 6 ans. Il n’y a donc pas d’école maternelle comme en France. Les petits norvégiens commencent généralement le barnehage dès l’âge de un an ou deux ans selon la disponibilité des parents après leur congé parental et y sont jusqu’à 6 ans. Attention, l​a date limite de candidature pour avoir une place en août ou septembre (début d’année scolaire) est le 1er mars. Les autres écoles, privées, n’acceptent parfois les enfants qu’à partir de leurs 3 ans. À ces âges-là, les enfants n’ont généralement pas de soucis pour s’adapter et apprennent une nouvelle langue très vite.

Les barnehage sont généralement ouverts du lundi au vendredi, 9 à 10 heures par jour (7h à 16h30, 7h30 à 17h). Vous pouvez faire garder votre enfant à temps plein ou à temps partiel. Vous pouvez trouver une liste de tous les jardins d’enfants autour de vous sur le site Web de votre municipalité (« kommune »).

Il existe différents types de jardins d’enfants en Norvège (public, privé, dans la maison d’un particulier, etc.) et les frais sont les mêmes pour tous, pour les Norvégiens et les étrangers résidant légalement en Norvège. Depuis le 1er août 2022, les frais sont de 3 050 NOK par mois pour une place à temps complet. Ensuite s’ajoute pour chaque jardin d’enfants un supplément pour les repas et sorties éventuelles. Pour les familles les plus modestes, il est possible de bénéficier de réductions.

​​Un enfant a droit à une place dans un jardin d’enfants à partir de 1 an, mais les règles précises sont fixées par chaque commune. À Oslo, par exemple, il faut que l’enfant ait eu 1 an avant le 1er septembre ou au pire avant le 1er décembre. Si l’enfant est par exemple né en janvier, il n’aura pas le droit à une place au jardin d’enfants avant la rentrée prochaine, c’est-à-dire à l’âge de 18 mois. Certains enfants peuvent se voir proposer une place avant l’âge de 1 an, sous réserve de disponibilité, mais jamais pour des enfants de moins de 10 mois.

L’école publique norvégienne

Selon le retour de nombreux parents, les enfants étrangers qui arrivent sans connaître le norvégien (donc virtuellement … tous) n’ont pas de soucis à s’adapter. Bien sûr, la difficulté n’est pas là même si l’enfant a 6 ou 15 ans. Comme l’indique l’un des témoignages plus bas, les nouveaux arrivants étrangers peuvent avoir droit à des cours de norvégien dans des classes dites « d’accueil ». Lorsque l’enfant maîtrise suffisamment la langue pour suivre un enseignement adapté à son âge, il commence dans la classe qui correspond à son niveau à l’école.

Si la scolarité dans une école publique norvégienne est gratuite, les journées scolaires sont plus courtes qu’en France et les activités/gardes extrascolaires (« SFO » ou « AKS ») sont payantes. Si vous ne pouvez pas aller chercher votre enfant à la fin des cours, surtout au début de la scolarité quand il n’est pas autonome, prévoyez en conséquence. Le prix du SFO varie en fonction des communes et du nombre d’heures nécessaires. Un tarif dégressif peut être proposé aux familles qui ont plusieurs enfants inscrits. Comptez environ entre 1 800 nok (temps partiel) et 3 000 nok (temps complet) / mois.

Les raisons les plus fréquentes pour mettre ses enfants dans l’école norvégienne sont :

  • Meilleure intégration locale : les enfants vont à l’école avec leurs amis qui habitent le quartier.
  • Scolarité gratuite (si on ne compte pas les heures de SFO / AKS).

L’école française (LFO)

L’école française d’Oslo, appelée le Lycée français René Cassin d’Oslo, accueille les enfants âgés de 3 à 18 ans. Il dispense un enseignement conforme aux programmes de l’Éducation nationale française. Cette école est très populaire, y compris parmi les parents dont aucun n’est Français. Si le français est la langue d’apprentissage, le norvégien y est enseigné dès la maternelle à raison de 2 heures par semaine. D’ailleurs, 53% des enfants scolarisés avaient la nationalité norvégienne durant l’année scolaire 2021-2022 (je n’ai pas encore les chiffres de cette année).

Les frais de scolarité vont de ​​33 550 NOK par an en maternelle (11 x 3 050 comme au barnehage norvégien) à 145 000 NOK par an au lycée. Sous certaines conditions, il est possible de bénéficier d’aide norvégienne (lånekasse) voire des bourses scolaires de l’État français.

Les raisons les plus fréquentes pour mettre ses enfants au LFO sont :

  • Permet d’assurer une continuité aux enfants qui faisaient déjà leur éducation dans le système français (en France ou dans une école française d’un autre pays).
  • Permet de donner une chance aux enfants d’apprendre à lire et à écrire le français convenablement et leur permet plus facilement d’aller étudier dans un pays francophone.
  • Pour les parents qui ont eu eux-mêmes une éducation française, cela rassure, car les « codes » sont connus et si leurs connaissances du norvégien sont moindres, ils sont plus à même de les aider avec les devoirs.
  • Dès 3 ans l’enfant est à l’école et non au jardin d’enfants, avec un projet pédagogique différent du norvégien.

Aussi pour info, du côté des équivalences il est plus facile de passer du système français au système norvégien que l’inverse. Le LFO rappelle aux parents durant divers moments de la scolarité qu’il peut être intéressant de changer de système s’il y a de fortes chances que les enfants fassent leurs études en Norvège.

Les autres écoles internationales

Il existe d’autres écoles internationales en Norvège. Mis à part l’école allemande à Oslo, toutes les autres enseignent en anglais. Ce n’est pas une option très commune parmi les Français, mais le reste pour les parents qui ne peuvent pas mettre leurs enfants au LFO et/ou qui ne veulent pas de l’école norvégienne. Le site Life in Norway les a listées sur son site web.

Les prix varient énormément selon les écoles. Quand, par exemple, Norlights International School à des frais d’écolage de 33 550 NOK par an au maximum, Oslo International School a des frais de 239 650 NOK par an auxquels s’ajoutent 15 000 NOK de frais lors de la 1re année d’inscription. Certains entreprises internationales couvrent les frais d’inscription pour les enfants de leurs employés détachés, à vérifier avec leurs ressources humaines.

Les écoles alternatives : Montessori, Steiner, etc.

Pour ceux qui recherchent une méthode d’éducation alternative aux systèmes scolaires français ou norvégien, d’autres d’écoles se trouvent un peu partout en Norvège. Toutes ces écoles enseignent en norvégien. Attention, il y a une différence entre celles qui suivent le programme national (e.g. Montessori) et celles qui ne le suivent pas (e.g. Steiner). Celles qui suivent le programme national donnent des notes comme l’école norvégienne donc pour entrer en VGS (équivalent du lycée) les notes de Montessori auront la même valeur que des notes d’école norvégienne. Des enfants qui feront toute une scolarité Steiner devront passer des examens nationaux en fin de scolarité VGS s’ils veulent entrer en université ou autre enseignement supérieur.

Parmi celles-ci, les plus connues sont :

Témoignages de parents

Pour finir cet article, voici quelques témoignages de parents. J’ai essayé tant bien que mal d’avoir un échantillon représentatif, avec la représentation à la fois de plusieurs villes et de plusieurs expériences. Ces témoignages restent bien entendu entièrement subjectifs, il n’y a ni système parfait (dans tout système il y a les bonnes années et les années moins drôles) ni témoignages sans biais. Note : Les prénoms ont tous été modifiés.

F (Français habitant à Oslo, épouse suédoise, enfants de 2 ans et 6 mois quand ils ont déménagé en Norvège) :

On a mis nos deux enfants à l’école norvégienne pour l’intégration sociale et locale. Nous habitons dans le quartier de Torshov où il y a un gros sentiment de communauté. On trouvait qu’il était important qu’ils aillent à l’école publique norvégienne, pour apprendre la langue et la culture et évoluer dans un milieu de mixité sociale ce qui n’est pas trop le cas dans le vase un peu plus « clos » de l’école française, d’autant plus qu’on savait qu’il y aurait une garantie qu’ils puissent prendre le français en deuxième langue. ​​Ils se sont rapidement fait des amis de tous bords et origines, et leur vie sociale est aussi bien plus importante et « spontanée » dû à la proximité géographique de tous les élèves ce qui n’aurait pas été le cas à l’école française qui est à 25 minutes de transport au lieu de 3 minutes à pied.

M (Français habitant à Oslo, épouse norvégienne, trois enfants nés en Norvège) :

Nous avons mis nos enfants au lycée français à la fois pour des raisons personnelles et pragmatiques. Il faut savoir que mon épouse a fait l’essentiel de sa scolarité au LFO et en a gardé à la fois de bons souvenirs et de bons amis. Avoir nos enfants dans cette école nous permet de partager une même mémoire collective et des références communes avec eux. D’une façon, on partage aussi un peu de sa jeunesse. Cela nous permet aussi de pouvoir contribuer à leur apprentissage vu que l’on connaît le contenu de l’enseignement, le style et la méthode. Enfin, on estime que ça leur offre un ancrage solide dans la francophonie et par cela un tremplin pour l’international en cas de mobilité.

O (Français habitant à Oslo, épouse française, deux enfants nés en Norvège) :

Notre choix de mettre nos enfants à l’école norvégienne s’est fait sur la base des arguments suivants :

  • Volonté de ne pas rester confiné dans un microcosme francophone à l’intérieur de notre pays d’accueil ;
  • Sentiment personnel que la pédagogie française ne convient pas au développement personnel des enfants ;
  • À l’époque du choix, pour des raisons financières aussi.

Pour être franc, nous avons demandé des places au LFO après quelques années, mais il y a eu de sévères soucis de communication. Entres autres, nous avons eu une réponse (positive) beaucoup trop tard par rapport aux délais d’inscriptions dans les autres écoles.

Depuis, nous avons changé notre nos enfants de l’école publique norvégienne à l’école Steiner car nous trouvions que l’exposition prolongée des enfants aux écrans leur était néfaste. Nous avons particulièrement eu plusieurs expériences très négatives à ce sujet et nous avons donc fait le choix d’une école sans technologie, totalement analogique, basée sur l’apprentissage manuel. Au début, nous étions quelque peu nerveux, la pédagogie Steiner n’ayant pas bonne presse en France (il faut voir la page Wikipédia en français !), mais nous ne regrettons absolument pas ce choix.

J (Roumaine habitant Oslo, époux roumain, enfant née en Norvège) :

Pour nous qui ne sommes ni Français, ni Norvégiens, nous avons mis notre fille au barnehage jusqu’à ses 6 ans pour qu’elle apprenne le norvégien. Nous avons choisi de la mettre au LFO pour trois raisons :

  1. Avoir la flexibilité de changer de pays. En effet, il y a une école française dans quasiment toutes les grandes villes du monde.
  2. La qualité de l’enseignement : de notre point de vue, l’école française est la plus proche d’un enseignement sérieux qui met les bases de la culture générale et apprend aux enfants dès le plus jeune âge qu’il faut travailler/investir pour avoir des résultats .
  3. Nous souhaitions offrir à notre fille l’opportunité de rencontrer des enfants qui viennent de pays différents avec des langues maternelles différentes, des cultures différentes, etc. En gros l’exposer à la diversité du monde afin que ça ne la surprenne pas plus tard, mais justement, que ca la prépare à la vraie vie.

Jusqu’à présent, l’école française d’Oslo a répondu à tous nos critères et nous sommes très contents d’avoir pu y avoir une place.

P (Française habitant à Trondheim, époux français, 2 enfants de 8 et 11 ans quand ils ont déménagé en Norvège) :

Nous avons mis nos enfants à l’école norvégienne, car le contrat de mon mari est permanent, ce qui veut dire un long séjour en Norvège (très probablement jusqu’à sa retraite). Donc on souhaitait que les enfants apprennent le norvégien et soient vraiment intégrés à la vie norvégienne.

Nous n’avons pas souhaité les mettre dans une des écoles internationales de Trondheim, car nos enfants ne parlaient pas un mot d’anglais (ils étaient bilingues en allemand par contre) et apprendre l’anglais et le norvégien à la fois aurait fait trop. De toute façon, on n’aurait pas eu les moyens financiers de les mettre dans le privé à long terme. Et accessoirement, je n’aime pas le principe des milieux d’expatriés qui restent entre eux, sans vraiment s’intégrer à la culture / la vie du pays. Même si je sais bien que ce n’est pas le cas de tous les enfants qui sont à l’école internationale, je souhaitais une vraie intégration et pas une intégration « hors sol ».

Comme ils ne parlaient pas norvégien, mes enfants ont d’abord été scolarisés en classe d’accueil (mottaksskole) dans une autre école que leur école de quartier. Ils étaient avec d’autres enfants dans une groupe dédié à l’apprentissage du norvégien et la mise à niveau de certaines compétences scolaires. Le droit à ce type d’enseignement est inscrit dans la loi « Opplæringsloven ». Ils avaient aussi droit à une enseignante française pendant une heure par semaine qui les a aidés à apprendre le norvégien. Ils n’ont pas eu beaucoup d’apprentissages académiques, ce qui nous a pas mal stressés au début, mais vu le niveau scolaire des enfants ici par rapport aux élèves en France, en fait ils étaient en avance sur les apprentissages, en particulier en maths.

Quand leur niveau en norvégien a été considéré comme suffisant (pour ma fille au bout de 4 mois et mon fils au bout de 6 mois), ils ont été intégrés à leur école de quartier. Ils ont été accueillis avec beaucoup de bienveillance.

D (Trondheim, femme norvégienne, trois enfants nés en Norvège) :

Mes enfants sont nés en Norvège. C’est finalement l’aîné qui (allant à l’école internationale) a entraîné le fait que son frère et sa sœur sont aussi allés à cette école. 

Nous avons mis notre premier enfant à l’école internationale de Trondheim THIS pour deux raisons : 1/ il a commencé l’école (l’équivalent du CP français donc) dans l’école norvégienne locale, mais nous avons trouvé l’organisation du SFO déplorable. Au bout d’un mois nous commencions à chercher une alternative (le SFO étant une part non négligeable de l’emploi du temps des enfants à cette époque). 2/ Nous envisagions de partir à l’étranger (USA) l’année suivante. Ces deux considérations ont fait que nous nous sommes approchés de l’école internationale qui venait juste d’ouvrir. On a été séduit par leur concept et il y a fait toute sa scolarité. Son frère et sa sœur ont simplement suivi le même cheminement. À noter qu’entre temps le SFO de l’école locale s’est bien amélioré, mais nous ne voulions pas changer encore une fois.

Venant de France, j’avais aussi un à priori un peu négatif sur le niveau de l’école, mais qui n’était finalement pas justifié : je crois que le niveau de l’école locale et celui de l’école internationale sont finalement comparables. Maintenant, si tu me demandes si c’était à refaire, je peux dire que nous avons apprécié le côté international de l’école et donc ouverture sur d’autres cultures. Le revers de la médaille c’est que nos enfants n’ont pas eu un ancrage « social » dans leur quartier (venant de France c’est un aspect qui m’avait échappé : les enfants norvégiens passent beaucoup de temps avec les amis de leur quartier qui vont dans la même école. Comme il y a pas mal de temps libre, c’est un point assez important pour un enfant vivant ici).

S (Française à Bergen, divorcée du père Allemand, 2 filles dont une qui avait 1,5 ans quand ils sommes arrivés en Norvège et l’autre née ici) :

Nos deux filles sont allées en barnehage norvégien. L’aînée a d’abord fait 3 ans en école publique norvégienne pour qu’elle soit intégrée avec les enfants du quartier, mais elle a eu des problèmes d’intégration au bout de 2 ans. Les autres enfants lui disaient qu’elle n’était pas comme eux, car ses parents ne sont pas Norvégiens. Vu que l’école ne prenait pas ce « mobbing » au sérieux, on l’a changé d’école. Elle est allée en école Montessori de la 4e à la 10e classe. On a choisi pour la flexibilité de la pédagogie Montessori : tout en suivant le programme classique, elle progressait plus à son rythme. Le milieu Montessori est aussi plus international, tout en étant en norvégien. L’inconvénient est que les groupes sont relativement petits (ils étaient 6 seulement de son âge). Elle a rejoint le lycée norvégien pour finir sa scolarité.

La plus jeune est entrée en Montessori en 1e année et a suivi Montessori jusqu’à la 7e. Nous étions satisfaits de la pédagogie et de la mixité d’origines, mais à nouveau les petits groupes limitaient les interactions sociales (7 du même âge). Nous l’avons mise en école privée catholique (St-Paul) à Bergen pour les années 8 à 10. Nous avons choisi cette école, car elle a un bon niveau pédagogique, elle est en norvégien, elle a plus de mixité internationale, elle est en centre ville et ma fille étant baptisée catholique pouvait avoir une priorité. Le niveau était très bon, les enfants sont très bien suivis, avec une quantité raisonnable de devoirs. Il y a une bonne mixité côté origines et une grande tolérance. Elle a ensuite rejoint le cursus norvégien pour le lycée.

N (Française à Bergen, époux norvégien, deux enfants nés en Norvège) :

Nos deux filles ont commencé à l’école internationale à Bergen dès leurs 3 ans pour plusieurs raisons :

  • Il était important que nos enfants apprennent l’anglais parce c’était la langue commune à tout notre réseau d’amis.
  • Le programme de l’école nous paraissait plus stimulant que les jardins d’enfants norvégiens que nous connaissions, tout en restant très ludique.
  • Pas de surcoût puisque c’était le même prix qu’un jardin d’enfants normal.
  • L’école était dans notre quartier.

Elles sont ensuite allées à l’école norvégienne après leurs 6 ans pour l’intégration dans notre pays de résidence : se faire des amis norvégiens, maîtriser la langue et la culture (et par culture j’entends savoir ce qui passe sur NRK-super et jouer dans un « korps » !). La plus grande est retournée à l’école internationale à partir de la 7e classe et prépare actuellement un baccalauréat international (IB) à Katedralskolen. Nous sommes très satisfaits de ces deux écoles et de l’environnement mixte et stimulant qu’elles offrent.

Merci à tous les parents qui ont témoigné ainsi qu’à Charlotte, Estelle, Gaëlle et Lucie pour leur relecture.

1 réflexion au sujet de « Dans quelle école mettre ses enfants en Norvège ? »

  1. Je suis d’accord avec le commentaire J: ((La qualité de l’enseignement française: de notre point de vue, l’école française est la plus proche d’un enseignement sérieux qui met les bases de la culture générale et apprend aux enfants dès le plus jeune âge qu’il faut travailler/investir pour avoir des résultats.))
    Tandis que le système d’enseignement norvégien, en mon humble avis n’es pas du tout…en fait on ne veut pas frustrer les enfants…chacun avance à son rythme, les plus paresseux s’y plaisent,et les intelligeant s’ennuie, regressent, et au final c’est une épée de damoclès car arriver en terminale ou du mois ce qu’ils appellent VG3 au moment de choisir dans quelle université continuer ses études eh bien toutes les lacunes accumulées durant toutes ses années passées vous rattrapent, puisqui’il n’y a pas vraiment d’evaluations, personne ne redouble,au point même où vous pouvez vous absenter plusieurs mois et revenir continuer l’année d’après en classe supérieure avec votre classe, incroyable! On vous dit gentiment:
    (((beklager at du har ikke nok god karakter til å fortsette i denne faggrenen)))
    Mais comment ca? je suis dans la meme classe que X… et X a ete accepte å Universite,,,X pourquoi pas moi?
    (((Ja! men han var god i fysikk og matematikk, men du kan velge å være sykepleier, men ikke geologisk ingeniør))). incroable!!!

    Répondre

Laisser un commentaire