Portrait d’Émilie, bergère dans la vallée de Gudbrandsdal

Suite à un séjour en Norvège, Émilie s’est installée dans une ferme dans la vallée de Gudbrandsdal où elle est maintenant bergère. Avec son conjoint, ils font de l’élevage de moutons mérinos réputés pour leur laine d’exception. Comment se passe le quotidien de bergers norvégiens ? Nous en parlons dans ce portrait.

Thomas : Quand et pourquoi es-tu venue en Norvège ?

Émilie : Je suis venue en Norvège en 2011 pour rendre visite à une amie d’enfance qui étudiait à Fosen, une école « viking » du côté de Trondheim. C’est une école où l’on peut apprendre à construire des bateaux de façons « traditionnelles », à construire des maisons en bois, à devenir autosuffisant, etc. Pour la petite anecdote, elle a fini ses études et est maintenant capitaine d’un bateau !

Il aurait été dommage de venir en Norvège juste pour une semaine, j’avais donc étendu mon séjour en travaillant dans des fermes via WWOOF … puis je me suis installée avec un des fermiers chez qui j’ai travaillé et nous avons maintenant 2 enfants.

Où se situe votre ferme ?

Elle se trouve dans la vallée de Gudbrandsdal. Il me faut une heure à pied pour aller au village de Kvam, situé lui-même à une heure de train de Lillehammer. Kvam est un petit peu connu pour son marathon, sa course de vélo et sa course de ski « Furusjøen Rundt ».

Nous avons la chance d’être du bon côté de la vallée, là où le soleil rayonne toute l’année, ce qui n’est pas le cas des autres maisons dans la vallée. Début décembre, nous avons 2 levers de soleil par jour vu la forme de la montagne ! J’essaye de sortir pour le premier qui dure 5 minutes et qui est tout rouge.

La ferme

Avais-tu déjà de l’expérience en tant que bergère ?

Pas du tout, j’ai tout appris ici ! J’ai une formation de psychomotricienne, mais ce métier n’existe pas en Norvège donc je ne peux pas faire valoir d’équivalence. J’ai d’ailleurs été assez déçue des connaissances sur les troubles des apprentissages ici. Ils essayent de placer les enfants sous « spectre autistique », « hyperactivite » ou « troubles du langage », car ils semblent méconnaître les autres diagnostics. Par contre, tous les aides et soutiens se passent à l’école ce qui est très bien !

Malgré maintes lettres de motivations, je n’ai pas pu trouver d’emploi dans mon domaine, bien que le journal local dise qu’ils avaient du mal à recruter. J’ai aussi créé un groupe de «bébégym ». 3 bébés sont venus, ça n’a pas duré longtemps, mais je me suis fait une copine, c’est déjà très bien ! Mais ça m’est arrivé de faire de la psychomotricité avec certains agneaux ! Je n’ai pas étudié pour rien !

Aujourd’hui, je suis aussi aide-soignante à 20 % (+ extras) dans une maison de retraite, je fais du remplacement quand du personnel est malade. Je suis payée niveau licence, car ils ont jugé que mon diplôme français était pertinent. Les conditions de travail sont super ! Après avoir travaillé comme psychomotricienne dans un EHPAD français je ne voulais plus jamais le refaire, trop de malaise du travail mal fait. Ici, je n’ai presque jamais eu à choisir entre 2 patients, ils ont tout ce qu’ils veulent quand ils veulent et nous bénéficions aussi constamment des formations gratuites. Pour revenir à la question, je m’amuse maintenant à réaliser des petits films explicatifs sur YouTube, car je vois que beaucoup de gens ne savent pas du tout ce qu’on fait au quotidien. Donc je transmets ce que j’ai appris. Ne venant pas de ce milieu j’arrive à me mettre au niveau des novices, j’y étais il y a 8 ans !

Émilie avec ses moutons

Combien de moutons avez-vous à la bergerie ? Produisez-vous aussi des légumes ?

Nous avons 130 moutons, ce qui est plutôt beaucoup pour la Norvège avec une moyenne de 70 moutons par troupeau. Le profil du terrain norvégien fait qu’il est souvent impossible d’en avoir plus, cela explique pourquoi on ne trouve pas de grosses « fermes usines » ici.

Nous avons un potager, mais les légumes sont juste pour notre consommation personnelle. Cela n’empêche pas que notre production de pommes de terre doit être déclarée à l’état.

Quels sont les meilleurs et pires moments du quotidien des bergers ?

Nous travaillons chez nous ce qui est à la fois un avantage et un inconvénient ! Je peux rester 10 minutes de plus au lit si j’ai envie le matin. Mais on ne décroche jamais vraiment. C’est un avantage pour l’éducation des enfants. Ils vont devenir très débrouillards !

Les brebis sont en forêt en été et en septembre on randonne tous les jours pour les retrouver. Nous n’avons pas encore opté pour le collier GPS donc c’est comme une chasse au trésor, on ne sait pas si l’on va revenir bredouille le soir. Mais en tout cas, les moutons paissent dans le massif de Rondane donc c’est un plaisir d’aller les chercher, c’est très joli.

Dans l’étable, j’aime bien trier les moutons (par besoin nutritionnel, date de mise -bas, etc.), c’est là qu’on est vraiment au contact avec les animaux. J’aime bien aussi le travail de sélection de moutons à garder pour créer de la bonne laine. Et au printemps il y a une vingtaine d’agneaux qui a besoin de biberons, c’est très chou ! Il y en a toujours un qui finit dans le salon.

Les agnelages (mise bas des agneaux au printemps) c’est le meilleur et le pire en condensé. On est très joyeux quand ça commence et très soulagés quand ça finit. Imaginez 130 brebis qui mettent bas en 5-6 semaines ! On travaille 18 heures par jour, mais durant les 6h de sommeil on se relaye pour voir si une brebis a besoin d’aide pour mettre bas. Nos enfants sont encore petits donc c’est le chaos total. Mais d’ici 3 ou 4 ans, ils nous aideront ! Mon fils de 5 ans nourrit déjà les moutons.

Une maman avec ses petits

De quoi vivez-vous en tant qu’éleveur de moutons ? J’imagine qu’il y a la vente de viande et de laine, mais est-ce que vous avez des produits non bruts aussi ?

Nous vendons la viande à Nortura, une coopérative agricole norvégienne qui regroupe des abattoirs et d’autres usines de transformation liées à la viande et aux œufs.

Nous avons uniquement des moutons mérinos, qui ont l’avantage une viande avec une odeur moins forte. En contrepartie, ce sont des moutons plus petits donc nous sommes en désavantage, car Nortura paye au kilo de viande et selon le nombre de découpes par kilo. Ce qui compte pour eux ce sont les gros moutons. Une des races originelles norvégiennes, les « Spælsau », a pu avoir un label et avoir le même prix au kilo que les gros moutons bien qu’ils ont plus de découpes. Nous essayons d’obtenir la même chose pour les mérinos.

Nous avons aussi une boutique en vente directe de produits à base de laine très connue dans le milieu du tricot : Leine Merino ! Mais nous nous orientons petit à petit vers la vente directe de la laine brute à la filature ou à des marques de vêtements pour arrêter la boutique et nous concentrer sur la race. Aujourd’hui, nous vendons des pelotes et des patrons. Après tout, les Norvégiens apprennent le tricot à l’école et tout le monde porte de la laine donc ça marche bien ici, bien mieux qu’en France en tout cas !

Pour faire connaître notre village, les habitants se sont concertés pour créer un pull en utilisant notre laine avec comme motif la chaîne de montagnes de Rondane. C’est le « kvamsgenser ». Cet hiver, un chroniqueur américain avait acheté un kit de tricot sur notre site en croyant que c’était un pull fini et avait publié sa déception sur Twitter. Ça avait fait un petit buzz, il y a même eu un article aux Pays-Bas à cause de ça, c’était un bon coup de pub inattendu !

Des moutons mérinos ! Je pensais qu’ils ne se trouvaient qu’en Nouvelle-Zélande. Est-ce qu’ils sont communs en Norvège ?

Pas du tout, nous sommes quasiment les seuls à avoir des mérinos en Norvège. On trouve quelques autres fermiers, mais qui n’ont pas plus de 3 ou 4 moutons et ils viennent de chez nous.

La côte ouest est trop humide pour cette race, d’où la croyance qu’ils ne se plaisent pas en Norvège. Les nôtres viennent d’une lignée importée dans les années 30-40 par la grand-mère d’Anders (mon conjoint), qu’on a ensuite rafraîchie avec des inséminations successives. Dans les terres, ça se passe super bien. Ils supportent -20°C sans soucis, car le climat est sec. Nos moutons peuvent sortir toute l’année. Ils aiment manger la neige en hiver … et les sapins de Noël ! C’est la ruée, on leur en coupe plusieurs pour éviter qu’ils se blessent dans une baston générale.

Est-ce que tu penses qu’un essor de l’élevage de mérinos en Norvège dans le futur est possible ?

Je l’espère, car c’est une laine qui ne gratte quasiment pas et qui est bien solide. Elle a aussi beaucoup de graisse (suint) donc l’eau perle dessus au lieu de la pénétrer. Elle est plus isolante que les autres laines.

Nous avons un projet en route avec Innovation Norge, Grønn Framtid et la région Innlandet. Nous souhaitons trouver au moins 10 autres fermiers pour augmenter la population de moutons mérinos à au moins 1 500 têtes en Norvège pour ensuite commencer une collection de vêtements avec laine norvégienne. Des marques norvégiennes se sont déjà montrées intéressées, mais pour convaincre d’autres bergers il faut une garantie d’achat de la laine, et pour convaincre les marques il faut suffisamment de bergers… La laine de mérinos a un prix fixe international, donc pour les marques c’est rentable d’acheter localement, même dans un pays riche. Mais tant que la viande sera mal payée, les agriculteurs n’oseront pas de lancer.

C’est dommage que ça traîne, car aujourd’hui la laine utilisée en Norvège est importée de loin, donc pollue. Que ça soit pour les vêtements finis ou pour les pelotes à tricoter. Il y a un déficit de production de laine par rapport à la demande, et ce bien qu’il y ait plus de moutons que d’humains dans le pays (6 contre 5 millions) !

En Norvège, les agriculteurs ont parfois mauvaise réputation (ils sont pollueurs, il y a trop de subventions, etc.). Quelle est ton opinion là-dessus ?

C’est un sujet très complexe, il y a beaucoup de choses à dire et les journaux utilisent beaucoup trop de raccourcis.

Je suis très intéressée par l’écologie et voudrais faire au mieux. Je regrette qu’il y ait si peu de personnes qui se sentent concernées dans ce pays. Pour moi, les agriculteurs ont un grand rôle à jouer dans le développement durable. Malheureusement, les quelques écolos norvégiens sont très théoriques et ont, en général, peu de connaissance pratique du terrain. Ce qui leur fait parfois proposer des solutions complètement absurdes aux yeux des agriculteurs. Ils sont, au pire, agressif, au mieux, condescendants. Du coup, dans le milieu de l’agriculture, « écolo » sonne encore comme un gros mot. Il y a beaucoup de mépris d’un « camp » pour l’autre, alors qu’ils devraient travailler ensemble.

Ce manque de dialogue existe aussi pour le bien-être animal. Chacun étant persuadé d’être dans le bon camp se permet de ne même pas écouter l’autre alors que je pense que chacun veut sincèrement faire au mieux.

De manière générale ,ça me fait plaisir que les gens se soucient de l’éthique et de la nature, mais je souhaiterais un peu plus d’humilité dans nos certitudes, cela rendrait les débats plus polis et efficaces. L’écologie c’est tellement complexe qu’il n’y a aucune solution miracle applicable partout. Par exemple, le mouton est un animal qui produit beaucoup de gaz à effets de serre par rapport au kilo de viande obtenu, mais on oublie aussi qu’en broutant en forêt il réduit les risques d’incendie et qu’il produit de la laine. Or la laine est le vêtement le plus écolo (recherche de IWTO sur le sujet).

Moutons avec montagnes de Rondane enneigées au loin

Dans ce métier, nous avons 3 grosses responsabilités : la préservation de la nature, le bien-être animal et la sécurité alimentaire. Parfois, elles se contredisent et nous devons faire des choix.

Quant aux subventions que nous recevons, elles sont basées sur le nombre d’animaux, la quantité d’espace brouté, etc. Les règles changent un peu chaque année donc nous ne savons jamais vraiment ce qu’on va avoir.

Cette année, nous avons eu 400 000 nok en février, mais fin mai nous n’avons déjà plus rien. Si une roue de tracteur fait défaut, la remplacer coûte 30 000 kr et il faut les changer par deux ! Donc les milliards de subventions versées aux agriculteurs semblent énormes, mais ce n’est pas un revenu. C’est souvent confondu dans la presse. C’est comme confondre le prix de fonctionnement d’un hôpital et le salaire des infirmiers.

On nous dit que tout est cher en Norvège, dont la nourriture, mais le pourcentage du salaire des Norvégiens consacré à la nourriture est très faible par rapport à d’autres pays ! Pendant ce temps, le revenu personnel du PDG de NorgesGruppen (chaîne de supermarchés) est 2 fois la somme des subventions versées aux agriculteurs de tout le pays.

D’ailleurs, les revenus des paysans cités dans la presse sont aussi souvent faussés, car ils incluent tous les salaires du fermier, y compris leurs emplois à côté. Ce qui ne donne pas une idée du revenu de la ferme elle-même.

Est-ce pour ça que tu as ton travail d’aide-soignante à côté, car c’est nécessaire ?

Oui, comme pour tous les agriculteurs de ce pays ! Ce revenu complémentaire est nécessaire pour survivre en tant que bergère. Et c’est aussi bon pour mon bien-être, les patients ont plus de conversation que les moutons ! Ça me fait sortir. Même mon conjoint doit partiellement travailler à côté, comme lors la construction du tunnel à Kvam. Souvent, les agriculteurs ont un plein temps en plus de leur ferme, l’emploi payant les frais de la ferme.

Qu’en est-il de l’engagement des consommateurs ?

L’engagement des consommateurs est bien faible en Norvège. L’intérêt pour le commerce équitable n’est pas très visible. Le Norvégien lambda est très passif et discipliné : si les directives ne viennent pas d’en haut, il ne va pas faire. Je dois avouer que ça a un côté positif aussi, quand il y a eu des règles strictes pour le confinement, tout le monde a obéi bien gentiment et ça a été efficace.

Quand j’explique notre situation aux collègues de la maison de retraite, ils me disent que je n’ai qu’à arrêter la bergerie… les gens ne comprennent pas qu’il ne s’agit pas de mon problème personnel, mais d’un bien commun qui s’effiloche.

Cela dit, depuis quelques années il y a l’initiative REKO-Ring qui s’est développée, où les particuliers peuvent passer commande directement aux producteurs sans intermédiaires, via des groupes Facebook. Mais même si nous y gagnons plus, cela demande un effort de notre part supplémentaire : il faut de la préparation des commandes, la livraison, la communication, etc. Moins d’intermédiaires ne veut pas toujours dire moins cher pour le consommateur, il faut bien que l’on se rémunère pour ce travail aussi, et surtout comme nous sommes sous-payés par les boutiques, on va compenser ce manque quand on vend directement. Cela demande donc des consommateurs engagés et conscients des injustices. Mais je vois qu’il y en a de plus en plus, ça bouge !

Il y a donc un certain nombre de frustrations dans ce métier. Mais quand je marche avec mes moutons, je ne pense pas à tout ça. On est bien tous ensemble dans la nature. Et je me dis que j’ai de la chance de ne pas être coincée dans un bureau !

Les loups sont aussi un gros sujet en Norvège, avec des manifestations à la fois pro- et anti-loups se passant devant le parlement. Est-ce une grosse préoccupation des fermiers en Norvège ?

C’est un débat sans fin, le loup est un symbole de nature sauvage, et les humains en ont détruit bien assez. En même temps, la disparition des bergeries est aussi un risque pour la biodiversité ! Beaucoup d’insectes dépendent du fumier de moutons, des oiseaux dépendent de ces insectes, etc.

Loup que l’on trouve peut croiser Norvège par Andreas Tille – Eget verk, CC BY-SA 4.0

Le problème c’est que ce sont les gens qui gagnent le moins qui doivent risquer de sacrifier leurs revenus pour cet animal. Une attaque d’un loup représente environ 3 ans de déficit pour une bergerie et les compensations actuelles sont loin de rétablir l’équilibre.

On ramène souvent la discussion à l’argent, mais quand on gagne juste 1/3 du revenu médian d’un employé non diplômé, c’est un argument très concret ! Avec des revenus plus décents, par exemple en fixant un prix juste de la viande et en compensant correctement les pertes, on réconcilierait plus de bergers avec les prédateurs.

Il faut savoir aussi que les débats sont centrés sur le loup pour une autre raison aussi : les autres prédateurs font ça « proprement ». Un lynx va tuer et manger 1 mouton en entier, de façon silencieuse alors qu’un loup croque autant qu’il peut et fait beaucoup de blessés, entraînant souvent une mort lente et douloureuse, et surtout provoque la panique qui tue aussi et dont les pertes ne sont pas remboursées (mère perdue de vue, noyade, etc.).

Pour plus d’informations sur la situation de l’agriculture en Norvège il y a un livre très bien et très documenté qui s’appelle « En nasjon av kjøtthuer ».

Qu’en est-il du bien-être des animaux en Norvège ?

Les lois norvégiennes suivent les normes européennes et les autorités sont très strictes pour qu’elles soient respectées ce qui est une bonne chose ! Nous avons droit à des contrôles vétérinaires inopinés tous les 2 ans environ.

Grâce au froid rigoureux de l’hiver qui tue les germes, au fait que les animaux sont en liberté l’été et aussi à des règles d’hygiènes très strictes, les élevages norvégiens sont exempts de beaucoup de maladies. C’est aussi un des pays utilisant le moins d’antibiotiques par kilo de viande obtenu et de très loin (10 fois moins qu’en France) ! Les animaux d’élevage ici ont une haute qualité de vie.

Il existe aussi une application, « BeiteSnap » que n’importe qui peut télécharger gratuitement pour signaler des problèmes avec des moutons. Il faut signaler l’emplacement, le problème et essayer de lire le numéro du mouton, du moins la couleur de la boucle d’oreille et le propriétaire sera prévenu automatiquement. Ça fait plaisir de voir que les gens se soucient des bêtes et qu’ils prennent en général le temps de nous prévenir.

Émilie avec un agneau

Pour finir, quel est ton endroit préféré en Norvège, et pourquoi ?

Je n’ai pas tant eu l’occasion de visiter la Norvège, j’ai été très occupée ! Un endroit que je trouve très beau c’est la ville de Molde et ses alentours. Il y a plein de montagnes d’un côté et tous les habitants ont la vue dessus. Je n’y suis que passée, mais ça m’a donné envie d’explorer plus. Mais je pense que c’est beau à peu près partout dans ce pays !

Panorama de Molde, par Einar Engdal

Publié par Thomas Bassetto

Originaire du pays des chocolatines, Thomas est arrivé par hasard en Norvège mais n'en est jamais reparti. Il est administrateur du groupe Facebook "Les Français à Oslo" et bénévole pour diverses associations comme DNT, Codebar ou Oslo Kooperativ.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :