5 erreurs qui ont troublé mon intégration en Norvège

Petite confidence, je (Thomas) suis arrivé en Norvège à la va-vite. Tout s’est enchaîné très vite après la signature de mon contrat de travail et je suis arrivé sans rien connaître du pays et de ses coutumes. Je n’avais jamais rêvé de la Norvège, c’est à peine si à l’époque je pouvais placer le pays sur une carte avec confiance. Je pensais simplement que la France et la Norvège étant si proches géographiquement, ces pays ne pouvaient pas être si différents culturellement.

Voici donc 5 erreurs que j’ai faites durant ma première année ainsi que toutes les leçons que j’en ai tirées, pour que vous ne fassiez pas les mêmes.

Erreur nº1

Lors de vacances à San Francisco quelques années avant de venir m’installer en Norvège, j’avais rencontré un Norvégien et gardé son email quelque part sur mon téléphone. Je l’ai donc contacté juste après avoir atterri à Oslo et, gros coup de bol, il m’a invité à une soirée déguisée sur le thème des pirates (cf. la photo de couverture prise lors de cette soirée) avait lieu 2 jours plus tard chez un de ses amis (soirée qu’entre Norvégiens).

Pendant ces deux jours, j’ai été trop occupé à chercher un logement et à tenter d’ouvrir un compte en banque avant de commencer mon nouveau travail, je suis donc arrivé à la soirée sans déguisement et surtout … sans alcool. Voyez-vous, je ne savais pas encore qu’il était obligatoire très fortement recommandé d’apporter sa propre boisson en soirée en Norvège.

Alors que l’hôte de la soirée a eu de la peine pour moi et m’a gentiment proposé un verre de cocktail, je me suis allègrement resservi tout le long de la soirée… Ne parlant pas encore norvégien, j’ai aussi « forcé » les gens à me parler anglais, mais mon niveau était clairement en deça du leur et les discussions n’allaient pas loin. Inutile de dire que je n’ai jamais été réinvité, en l’occurrence on ne s’est même jamais reparlé…

Leçons :

  • En Norvège, c’est BYOB (Bring Your Own Booze) !
  • Il y a beaucoup de non-dits dans la société norvégienne et ils préfèrent souvent éviter les conflits. Cela vient, à la base, du respect pour les autres, mais cela implique que ce n’est pas parce que l’on ne vous fait pas de reproche qu’ils n’en pensent pas moins.

Erreur nº2

Au bout de quelques semaines, je me réveille avec tous les symptômes de la grippe (les hivers étaient plus longs à l’époque) et je me sens trop faible pour aller au travail. J’écris à mon manageur et je prends rendez-vous chez mon médecin traitant dans la journée.

Durant le rendez-vous, je lui demande donc un “certificat médical” pour donner à mon employeur et ainsi justifier mon absence. En France, le certificat médical est obligatoire pour justifier une absence, même de courte durée. Alors qu’en Norvège, il existe le “egenmedling” qui permet aux employés d’être absents pour raison médicale jusqu’à 3 jours consécutifs sans avoir besoin de fournir de justificatif !

N’en ayant jamais entendu parler et étant stressé de me retrouver face à face avec mon employeur si je revenais sans certificat médical, j’ai vraiment insisté. Devant mon insistance et ayant, en plus, des difficultés pour me comprendre, mon médecin a cru que je demandais un congé maladie longue durée (“sykemelding”) pour mon état grippal. S’en est suivie une longue tirade, un poil xénophobe, de sa part pour m’expliquer que la Norvège n’est pas comme mon pays d’origine et, qu’ici, on ne donne pas des “sykemeldinger” à tire-larigot.

Je suis donc reparti, désemparé, sans aucun mot de sa part et sans aucune ordonnance !

Leçons :

  • Il m’a fallu encore quelque temps pour apprendre le concept de “egenmedling” et surtout savoir reconnaître que quand on est malade, il vaut parfois mieux savoir se reposer et attendre.
  • En Norvège, les ordonnances ne sont pas automatiques. Dès les premiers symptômes, surtout quand c’est bénin, il est plutôt conseillé de se reposer et de laisser faire les anticorps au lieu de se shooter de médicaments. Vos collègues vous seront reconnaissants si vous restez chez vous au lieu de venir les contaminer au travail.

PS : J’ai toujours ce médecin traitant, qui m’avait essayé d’office après l’obtention de mon fødselnummer, car je fais confiance en son jugement.

Erreur nº3

Je suis (relativement) sportif et il m’arrive de boire des boissons avec des électrolytes, sans sucre et sans calorie du type Gatorade Zero et Powerade Zero. Ces boissons ont la particularité d’être très colorées et vendues dans des bouteilles d’environ 0.5 litre.

C’est donc sans trop réfléchir que j’ai acheté une bouteille de ZERoh!, boisson que je pensais être l’équivalent norvégien. Après tout, la bouteille est très similaire à une Powerade et le nom laisse à penser qu’il y a 0 sucre et 0 calorie.

Quelques variantes de ZerOh!

Je vais donc courir un matin, j’ouvre la bouteille et je commence à boire. Je comprends de suite que ça n’a rien à avoir avec une Powerade, le goût est beaucoup plus fort ! Je finis la bouteille quand même mais je me sens toujours déshydraté.

J’en parle à un collègue en arrivant au travail et … il se moque bien de moi. En fait, il faut diluer la ZERoh!. Pour 1 dose de ZERoh!, il faut rajouter 9 doses d’eau ! Je venais de m’enfiler 0.5 litre de “concentré” 🤢.

Leçon :

  • Pas de Tesseire et leurs fameuses bouteilles de sirop en Norvège, ça ne veut pas dire que l’on ne trouve pas d’autres boissons à diluer dans l’eau. Attention, elles ressemblent malheureusement à n’importe quelle autre bouteille d’eau aromatisée.

Erreur nº4

Quelques petits mois passent et je décide d’inviter mes collègues norvégiens pour un apéro dinatoire à 19h. Car je suis Français et que je veux montrer que je sais recevoir, j’indique que je m’occuperais aussi de l’alcool.

Je réalise une fois au supermarché, donc trop tard, combien l’idée de promettre de l’alcool pour tout le monde était vraiment stupide. C’est pas grave, au moins je gagnerais des points avec eux même si ça va me coûter mon salaire du mois. Je passe quelques heures à préparer des toasts, des petits fours, la table et je suis fin prêt.

Mon premier collègue, Bjørn (j’ai changé son vrai nom) arrive un peu en avance et me dit qu’il n’a pas faim car il a déjà mangé ?! Il m’explique que 19h c’est quand même super tard pour manger. Ah, et il a aussi ramené son alcool (le concept de BYOB est vraiment très ancré dans la culture norvégienne), il ouvre d’ailleurs sa canette de 0.5 litre de Hansa aussitôt et commence à la boire sans attendre que d’autres invités arrivent. Le 2e invité arrivera à peine qu’il aura d’ailleurs déjà fini sa première canette et entamera la suivante !

Leçons :

  • Les soirées BYOB c’est plus simple, pour tout le monde.
  • En Norvège on est sociable autour de l’alcool alors qu’en France c’est autour du repas. Sånn er det!
  • 19h c’est beaucoup trop tard pour manger en Norvège. Corollaire : si vous êtes invités à une soirée par des Norvégiens à partir de 18h et plus, il y n’aura surement que des chips à manger (cette histoire m’est arrivée aussi, comme quoi parfois on apprend lentement).
  • Pas besoin d’attendre les autres pour commencer à boire, surtout dans ce genre de soirée. Dans la même veine, il arrive que certains restaurants ne servent pas tout le monde autour de la même table en même temps !

Erreur nº5

C’est celle qui m’a fait le plus mal.

Après presqu’un an à Oslo je décide d’aller visiter des amis à Stavanger. Nous sommes allés visiter un musée et comme il n’était pas bondé, un des jeunes à l’accueil s’est proposé d’être notre guide pendant la visite au lieu de rester derrière son guichet à s’ennuyer.

Pour comprendre ce qui va se passer ensuite, il faut savoir que peu de temps avant j’étais en vacances dans un pays dans lequel donner des pourboires était quasiment une obligation.

On finit la visite et je cherche dans mes poches pour lui donner un pourboire, sans même y réfléchir à deux fois. Je me retrouve donc soudainement à lui tendre la main avec quelques pièces (20-30 kr max ?). Au départ il ne comprend pas, donc je lui dis que c’est un pourboire. Je me souviens très bien de la scène au ralenti, elle est maintenant ancrée dans ma mémoire pour toujours. Le jeune commence à bégayer et m’expliquer que la Norvège est un pays où les salaires sont bons et qu’il est très satisfait du sien et qu’il n’a pas besoin de pourboire. S’il nous avait accompagnés, c’était car ça lui a fait plaisir de partager ses connaissances.

Je commence donc à réaliser mon erreur et ma double insulte :

  • Ce n’était pas du tout une situation à pourboire en Norvège.
  • Les quelques pièces dans ma main ne valaient rien.

Il était rouge de gêne, j’étais mort de honte mais comme la discussion s’était passée à voix haute, tout le monde l’avait vue et entendue. Mes amis aussi étaient morts de honte et des touristes norvégiens un peu plus loin étaient, quant à eux, morts de rire.

Je suis vite sorti du musée et on n’en a jamais reparlé 🙏.

Leçons :

  • De manière générale, les salaires sont généralement assez élevés en Norvège même pour les emplois de service, et l’inégalité des revenus est beaucoup plus faible que dans la plupart des pays.
  • Il n’y a pas de culture du pourboire, même s’ils sont appréciés dans les bars et restaurants.

Bonus

Cette histoire ne m’est pas arrivée personnellement, mais c’est une histoire vraie qui me vient d’un collègue chinois :

Il a voulu se mettre au ski de fond et a donc acheté des skis en magasins puis il est allé du côté de Frognerseteren pour s’y essayer.

Sauf qu’il n’avait pas précisé quel ski il voulait faire et il a acheté des skis alpins ! Il s’est donc retrouvé sur les pistes de ski de fond, à les détruire et à trop glisser sans pouvoir monter les côtes sans que personne qu’il croise ne lui dise quoique ce soit !

Il faudra attendre le lendemain pour qu’il parle à un collègue et se rende compte de son erreur…

Conclusion

Chacun a une expérience différente de la Norvège. Je suis arrivé ici un peu par accident et j’ai donc commis quelques erreurs naïves. J’ai beaucoup appris/changé depuis, mais si vous souhaitez mieux vous préparer que moi voici quelques livres que je vous recommande (liens non sponsorisés, s’il faut le préciser) :

Les livres de Jenny K. Blake

Mélange de dessins et de texte en norvégiens et anglais :

The 100 unwritten Norwegian social laws

Existe aussi en norvégien : Norske standarder en endelig avslutning på meningsløse diskusjoner.

The Social Guidebook to Norway

The Social Guidebook to Norway

Tout en anglais, il y en a qui ont bien aimé, d’autres non.

En frosk i fjorden

Vous ne croyez tout de même pas que j’allais oublier le livre de mon amie et co-rédactrice de ce site ? Par contre il est en norvégien et il n’y a pas d’images 😂.

En frosk i fjorden

Quel est le coût de la vie en Norvège ?

Vous vous demandez quel budget mensuel prévoir pour vivre en Norvège ? Il est difficile de donner des chiffres précis sans connaître vos habitudes de consommation, mais nous pouvons toujours vous donner quelques estimations.

Toutes les données ci-dessous sont seulement des moyennes mais sont sourcées via Statistisk Sentralbyrå, Numbeo, Expatistan, plusieurs donnés publiques d’agence immobilière et aussi l’Institut de recherche sur la consommation (SIFO).

Le simulateur de SIFO

SIFO fait parti d’OsloMet (Oslo Metropolitan University) et cet institut de recherche a créé un simulateur (en norvégien) bien pratique pour estimer vos dépenses.

Pour chaque personne indiquez son genre (Kvinne = Femme ou Mann = Homme et son âge) puis vous devez cliquer sur “Vis resultatet” pour voir le résultat.

Simulateur de SIFO

Pratique pour obtenir une estimation (comptez des prix un peu plus bas en dehors d’Oslo et des autre grandes villes) mais qui ne dit pas tout. Pour cela nous vous donnons plus de chiffres dans la suite de l’article.

La vie en Norvège est chère

Si vous n’avez pas vécu dans une cave ces dernières années, vous savez déjà que la Norvège figure quasiment toujours dans tous les top 3 des pays les plus chers au monde (Iceland, Switzerland and Norway still most expensive, 55% more expensive goods and services in Norway compared to EU or Europe, etc.), principalement à cause du prix élevé de la main d’oeuvre, mais aussi le prix des produits alimentaires, et de taxes importantes (basées sur une politique dissuasive de l’Etat norvégien) sur l’alcool et tabac. Le taux standard de TVA est de 25%, c’est le 2ème taux le plus élevé d’Europe après la Hongrie avec ses 27% et leur côté très protectionniste fait que beaucoup de produits importés sont surtaxés (d’autant plus quand il y a des équivalents locaux).

C’est un secret de polichinelle, mais pas mal de Norvégiens voyagent jusqu’en Suède (juste après la frontière) pour acheter des des bonbons, de la viande, de l’alcool et du tabac à moindre prix.

La Norvège peut donc paraître chère quand on la compare à un autre pays (ou quand on est touriste) mais il faut garder à l’esprit que les salaires sont généralement assez élevés pour compenser les prix et pour beaucoup d’entre nous, nous y avons trouvés un meilleur pouvoir d’achat.

Le meilleur conseil que nous avons donc à vous donner est de cesser de comparer les prix avec ceux en France dès que possible ! Au lieu de cela, comparez les prix à votre salaire et regardez ce qui reste à la fin du mois. Si vous êtes étudiant il vous faudra venir avec des économies !

La vie en Norvège n’a jamais été aussi peu chère

Ce n’est forcément incompatible avec la paragraphe précédent ! La chute de la couronne norvégienne (NOK) ces dernières années fait que la conversion de devises est à l’avantage de ceux qui ont des euros. Exemple :

  • En janvier 2013, un ticket de bus dans Oslo coûtait 29 NOK. À l’époque, c’était l’équivalent de 3,95€. Ajusté pour l’inflation des 7 dernières années, on parle donc de 4,20€ en euros de 2020.
  • En janvier 2020, le même ticket de bus coûte 36 NOK, soit 3,65€ au cours actuel !

Ce n’est qu’un exemple, mais il reste tout de même signe d’une tendance générale. La couronne norvégienne a beaucoup baissé, ce qui est bon pour l’export et pour les gens venant en Norvège avec des euros. Pour ceux qui habitent en Norvège, pas grand chose n’a changé mis à part la perte de pouvoir d’achat quand on se déplace à l’étranger.

Autre anecdote : on trouve des produits comme les couches pour bébés qui sont toujours moins chers en Norvège, à tel point qu’il existe un véritable trafic de couches partant vers l’étranger. En 2015 les douanes avaient arrêtés deux camionnettes quittant le pays avec l’équivalent de 100 000 kr en couches pour bébés

Le budget logement

Le logement sera la plus grosse dépense mensuelle. Le loyer le plus bas est environ de 5 000 NOK pour une petite chambre en colocation (dans Oslo comptez plutôt 6 000 NOK) alors qu’un T3 (2 chambres) vous coûtera plutôt entre 13 000 NOK et 17 000 NOK. Vous trouverez peut–être une petite mamie qui vous loue une chambre pour moins cher, mais en gros ce sont les prix du marché.

Il est assez difficile de trouver des chiffres précis sans avoir à éplucher une à une les annonces de location sur Finn.no ou Hybel.no (cf. notre article sur trouver un endroit où se loger en Norvège), c’est pourquoi nous avons compilé pour vous les prix moyens grâce aux 3 sources les plus fiables (SSB, Utleimegleren, Hybel) :

Type de locationOsloBergenTrondheimStavanger
Chambre en colocation6 0984 9434 9374 603
T1 (studio)9 9248 2707 2427 841
T2 (1 chambre à part)12 3519 5889 7978 957
T3 (2 chambres)15 59712 18812 80710 660

Ces nombres sont juste des moyennes : les prix peuvent beaucoup varier selon les quartiers, la présence des transports en commun à proximité, le fait que les meubles soient fournis ou pas, le fait que l’électricité et internet soient inclus dans le prix ou pas, etc.

Autres frais liés au logement

  • Si l’électricité n’est pas incluse, la facture peut varier de 300 NOK (chauffage non compris, utilisation moyenne d’appareils électroniques pour un couple) à 2 500 NOK / mois (chauffage à l’électricité dans un 70m2 en plein hiver). Comptez plus si l’appartement est mal isolé ou si vous êtes en “sokkelleilighet” ou appartement en entre-sol.
  • L’assurance-habitation, innboforsikring, est souvent demandée et coûte environ 800 à 2 500 NOK / an.
  • Pour l’abonnement internet, prévoyez entre 300 et 700 NOK / mois en fonction du débit et des services associés (comme la TV). Il se peut que l’immeuble ait déjà un accord avec un fournisseur spécifique. Attention contrairement à la France, il y a peu souvent des “box” incluses par défaut, il faut parfois acheter le routeur Wifi à part (ou payer plus cher).

Le budget transport

Transports publics

La voiture

Cf. notre article « Venir avec sa voiture en Norvège, est-ce une bonne idée ? », mais en résumé avoir une voiture en Norvège coûte très cher. Malheureusement si vous habitez hors des centres urbains l’offre en transports publics est plus faible que dans les grandes villes et vous serez peut-être obligé d’en acheter une. 

Le budget santé

Malgré des rumeurs contraires, le système de santé norvégien n’est pas entièrement gratuit, mais il est fortement subventionné. Tout le monde paie les rendez-vous chez le médecin, mais seulement un pourcentage de ce que cela coûte réellement. Le reste est prix en charge à la source. Si vous avez payé de votre poche environ 2 200 couronnes (détails dans notre article sur la santé) alors vous recevrez une carte, la frikort, qui vous permettra d’accéder aux services médicaux gratuitement. Attention ce plafond doit être atteint avant la fin de l’année civile. Ce système est conçu dans un souci d’égalité, afin que chacun paie sa part, mais si vous tombez gravement malade, vous n’aurez pas le stress de trouver comment payer le traitement. Les urgences peuvent coûter autour de 350 NOK par visite mais un séjour à l’hôpital est entièrement pris en charge. 

À noter que les soins dentaires et oculaires coûtent relativement chers et ne sont pas couverts dans la très grande majorité des cas. Si vous êtes enceinte, tout est gratuit depuis le premier rendez-vous même si vous n’avez pas atteint le plafond de 2 200 NOK. 

Le budget nourriture

Faire les courses en supermarché

Le manque de variété dans les supermarchés norvégiens est une source constante de frustration pour les expatriés en Norvège, tout comme le prix de certains produits de base. Beaucoup de nourriture est importée et, par conséquent, chère. Cela vient du fait que seulement 4% du territoire norvégien est adapté à l’agriculture, et si l’on ajoute la longue saison d’hiver durant laquelle rien ne pousse, les denrées locales sont rares. D’autres denrées commes les produits laitiers sont étroitement contrôlés, ce qui fait aussi grimper leurs prix. Heureusement, tout n’est pas hors de prix. Le poisson frais et en particulier le saumon est moins cher que dans de nombreux autres pays européens. Les légumes de production locale et saisonnière (patates, choux, carottes etc.) sont aussi très bon marché. 

Faire une estimation du prix moyen de dépenses dans un supermarché est encore plus dur que d’estimer les loyers, donc à prendre avec des pincettes :

  • Couple végétarien : 700 kr / semaine
  • Couple omnivore : 1 000 kr / semaine
  • Deux adultes et deux enfants : 2 000 kr / semaine

Ces estimations considèrent que les adultes mangent à la cantine de leur travail 5 fois par semaine le midi. À noter que pour les enfants à la maternelle ou à l’école primaire les parents doivent fournir les repas ou faire les “matpakke”.

Sinon voici quelques chiffres pour des produits du quotidien (source Numbeo) :

  • Bananes (1 kg) : de 19 à 25 kr
  • Une miche de pain : de 25 à 40 kr
  • Riz blanc (1 kg) : de 15 à 40 kr
  • Œufs (12) : de 28 à 48 kr
  • Fromage local (1 kg) : de 80 à 150 kr
  • Bière locale (0.5 litre) : de 26 à 38 kr
  • Bière importée (0.33 litre) : de 30 à 50 kr
  • Pommes de terre (1 kg) : de 15 à 30 kr
  • Oignons (1 kg) : de 15 à 37 kr
  • Blanc de poulet (1 kg) : de 89 à 160 kr
  • Bœuf (1 kg) : de 140 à 350 kr

Au restaurant

Si vous avez l’habitude de manger régulièrement dehors, vous devrez peut-être vous préparer à un ajustement de votre style de vie car cela peut vous ruiner un budget très rapidement. 

  • Menu de base dans un fast food : environ 90 kr
  • Un plat chez un “Indien” ou “chinois” à emporter : de 120 à 200 kr
  • Une pizza dans un restaurant : de 150 à 270 kr
  • Plat principal dans un restaurant : de 180 à 350 kr
  • Entrée + plat + dessert sans alcool : de 400 à 1 000 kr
  • La bouteille de vin la moins chère vous coutera en général 350 kr

Dans un bar

  • Bière locale (0.5 litre) : de 80 à 100 kr
  • Bière importée (0.33 litre) : de 60 à 100 kr
  • Bière sans-alcool (0.33 litre) : environ 60 kr

Dans un café

  • Un jus de fruit : de 35 à 50 kr
  • Un café noir ou un thé : de 25 à 35 kr
  • Un cappuccino ou un late : de 40 à 50 kr

Divers

  • Abonnement dans une salle de sport : entre 200 et 660 kr / mois
  • Ticket de cinéma : 120 à 200 kr
  • Abonnement téléphonique : entre 99 et 749 kr / mois (en fonction de la quantité de data)
  • Cigarettes, un paquet de 20 : de 100 à 140 kr
  • Coiffeur : coupe homme tondeuse de 200 à 600 kr, pour femme compter au moins 650 kr à Oslo, et sinon “the sky is the limit”…
  • Animal de compagnie : nourriture et soins “hors de prix”

Le mot de la fin

En conclusion : la Norvège coûte cher. Cependant, les salaires sont généralement assez bon et l’inégalité des revenus est beaucoup plus faible que dans la plupart des pays.

Un étudiant pourra (sur)vivre avec 7 500 – 8 000 NOK / mois, et n’importe qui pourra vivre avec 12 000 – 13 000 / mois en étant prudent sur les dépenses et sans sorties.

On espère que cet article vous aura aidé. N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez des questions ou des remarques.

Le point sur la double nationalité en Norvège

Jusqu’à présent la Norvège était un pays avec une politique très restrictive en matière de nationalité. Pas seulement parce que le pays n’autorisait pas la double nationalité, obligeant donc tout étranger à vouloir adopter la nationalité norvégienne à abandonner la sienne, et tout Norvégien à abandonner sa nationalité pour pouvoir en acquérir une autre (notez que quelques exceptions étaient cependant autorisées). Mais aussi car, contrairement à la France et, par exemple, aux Etats-Unis qui appliquent le droit du sang et le droit du sol, la Norvège tout comme l’Allemagne n’appliquent pas le droit du sol. Cela signifie que naître en Norvège de parents étrangers ne donne pas le droit à la nationalité à cet enfant. Il devra faire une demande après 7 ans et vivre en attendant comme tout autre étranger, en s’enregistrant à la police et obtenant un permis de résidence en Norvège.

Depuis le 1er janvier 2020, une de ces barrières tombe, avec l’autorisation de garder sa nationalité d’origine en devenant norvégien, par contre le droit du sang unique tient toujours.

Pourquoi est-ce que les autorités norvégiennes ont enfin décidé de céder sur la question de la double nationalité, après de nombreuses années de refus lors de débats au parlement ? La proposition de loi émane d’une proposition de Venstre, le parti libéral, et a été soutenu étonnamment par FrP, le parti du Progrès ou d’extrême droite. Les raisons avancées par le parti libéral est une volonté d’ouverture de la Norvège sur le monde, et une acceptation de l’identité multi-nationale de nombreux de ses ressortissants. En revanche pour le parti du progrès il s’agit de pouvoir retirer à des présumés terroristes leur nationalité norvégienne. Cela était interdit jusqu’à présent car cela aurait rendu ces personnes apatrides, sans nationalité.

“By allowing dual citizenship, we are ensuring that Norwegian law is keeping up with developments in a more globalized world where increasing numbers of people have a connection to more than one country,” a déclaré dans un communiqué de presse le ministre de l’Education et de l’Intégration, Jan Tore Sanner.

Le ministre de l’Education et de l’Intégration, Jan Tore Sanner.

Le changement de loi a été proposé en 2018 au parlement et a été validé début 2019 par le gouvernement avec mis en effet au 1er janvier 2020, mais pour quelles raisons devrions-nous, en tant que ressortissant de l’Union européenne, faire cette demande de nationalité norvégienne ? Quelques pistes de réflexion. 

Pourquoi demander la nationalité norvégienne

Il n’y a aucune différence entre les passeports français et norvégien au niveau des visas requis pour voyager.

Comme les citoyens de l’UE peuvent déjà s’installer sans trop de difficultés en Norvège et voter aux municipales (sous conditions), la valeur ajoutée aujourd’hui du passeport norvégien est principalement de pouvoir voter aux élections parlementaires qui décident du parti de la ou du premier ministre ainsi que des alliances possibles au gouvernement. 

Un autre avantage peut paraître surprenant : en devenant citoyen norvégien vous pourrez quitter (et rentrer) en Norvège plus facilement. En effet même avec une résidence permanente, partir de Norvège pour plus de 24 mois peut vous faire perdre vos droits d’immigration et rendre votre vie beaucoup plus compliquée pour récupérer votre statut, surtout si vous avez fait un changement d’adresse vers l’étranger à Folkeregistret.

Certaines agences de l’Etat et ministères embauchent uniquement des citoyens norvégiens, ou préfèreront une personne citoyenne si confronté à un choix avec un ou une étrangère surtout pour des postes en CDI. C’est le cas par exemple de l’Armée, du Ministère des affaires étrangères, de la police et des Services secrets norvégiens (PST). Par contre ce n’est pas le cas pour les municipalités où les étrangers n’ont aucun problème pour trouver du travail. Pour certains postes politiques élus être étranger suffit (au niveau local), mais vous ne pouvez vous présenter au niveau national sans nationalité norvégienne. 

Si vous voyagez beaucoup, sachez que la Norvège a un système d’enregistrement de ses ressortissants dans la base de données du Ministère des affaires étrangères (UD) qui leur permet de savoir en tout temps combien de Norvégiens se trouvent où (sous réserve de s’enregistrer bien sûr), et ils mettront à priori des choses en place pour vous retrouver ou vous rapatrier en cas de souci dans le pays. La France a ce genre de dispositif (Ariane) mais, d’expérience, ne l’utilise pas vraiment. En gros, en cas de pépin à l’étranger, mieux vaut être Norvégien que Français. 

Autre raison, si votre compagne ou compagnon n’est pas Norvégien, et que vous avez des enfants, même si ceux-ci sont nés en Norvège ils ne seront pas Norvégiens. Justement à cause de droit du sang, deux étrangers vivant en Norvège toute leur vie sans devenir Norvégien ne peuvent donc pas “transmettre” cette citoyenneté à leurs enfants. Un enfant né en Norvège ne pourra pas non plus utiliser le droit du sol comme en France et demander la citoyenneté basé sur cela uniquement. Cela jouera bien sûr en sa faveur lorsqu’il ou elle fera la demande de citoyenneté, mais il faudra attendre d’avoir passé 7 ans sur le territoire ainsi que prouver d’autres critères (un peu différent pour les mineurs, et demande gratuite). Si l’un des parents est naturalisé norvégien, il peut demander la nationalité pour ses enfants. 

Enfin, sans vouloir être un oiseau de mauvaise augure, personne ne sait comment les relations entre la France et l’EEE vont évoluer, et surtout quelles seront les positions de prochains gouvernements norvégiens vis-à-vis des immigrés. Les lois d’accès à la propriété pourraient par exemple se durcir, ou tout simplement les critères pour devenir citoyen peuvent devenir de plus en plus stricts. C’est une tendance qui se confirme depuis l’avènement du Parti du progrès au pouvoir dans les 6 dernières années et qui peut continuer au gré des résultats électoraux des prochaines années. 

L’UDI mettra en ligne un formulaire adapté dès le 3 février

Nous sommes maintenant en 2020 et le site de l’UDI n’a pas été mis à jour. Vous pouvez dès à présent faire la demande MAIS il est préférable d’attendre encore un peu. L’UDI a publié il y a quelques mois un document très important “Du bør vente med å søke om statsborgerskap til 3. februar”. On y apprend qu’un nouveau formulaire, plus facile et plus rapide à remplir, sera disponible début février. Encore mieux, le temps de traitement du dossier devrait aussi être plus rapide qu’avec le système actuel (le temps d’attente actuel est de 12 mois) !

Dans tous les cas, les conditions requises pour avoir la nationalité ne devraient pas changer alors autant s’y préparer dès maintenant en passant les examens de langue requis par exemple. 

Les conditions requises pour demander la nationalité norvégienne

Elles varient en fonction :

La liste complète des pré-requis (checklist) se trouvent sur le site de l’UDI, mais le plus important à retenir est qu’il faut au moins :

  • S’acquitter des frais de 3 700 nok
  • Avoir un casier judiciaire vierge (cf. politiattest)
  • Prouver avoir au moins le niveau de norvégien A2 à l’oral et à l’écrit via un examen officiel (ou avoir suivi suffisamment (300) d’heures de cours)
  • Avoir passé le test de culture norvégienne (samfunnskunnskapsprøven) en norvégien (ou avoir suivi 50 heures de cours)
  • Avoir vécu au moins 7 ans en Norvège (les règles de calcul différent si vous êtes marié(e)s à une personne norvégienne)

Ceci n’est qu’un échantillon, chaque cas est particulier donc n’hésitez pas à consulter le site de l’UDI par vous-même.

Cet article sera mis à jour dès que nous aurons plus de nouvelles, sûrement le 3 février donc. N’hésitez pas à vous inscrire à notre newsletter ou à aimer notre page Facebook pour être tenu au courant 🙂

Vos achats sur des sites web étrangers vous coûteront (beaucoup) plus cher en 2020

Quelque soit le site non-norvégien sur lequel vous avez l’habitude d’acheter des petites ou grandes choses : nourriture ou jouets français pour vos enfants, gadgets électroniques de Chine, vêtements de votre marque londonienne préférée ou encore tout et n’importe quoi sur Amazon, le 1er janvier 2020 va changer des choses pour vous. 

Jusqu’à présent si vous achetiez sur un site non-norvégien, il existait une exemption de la TVA si l’achat était en dessous de 350 NOK (incluant les frais d’envoi et l’assurance).

Après une décision du gouvernement en 2019, cette exemption n’existera plus en 2020 et se divise en deux temps. À partir du 1er janvier elle touche en premier tout ce qui est comestible, tels que bonbons, gâteaux, boissons gazeuses et snacks. Le site des douanes norvégiennes nous donne deux exemples pratiques. Si vous commandez un kilo de chocolat de Suède (ou Suisse, ou Belgique) pour un valeur de 98 NOK (frais de ports compris), vous serez facturé en plus 61 NOK de taxes à l’importation. En plus de cela vous devrez payer des frais de dédouanement qui peut s’élever à plusieurs centaines de NOK. Donc votre chocolat à moins de 10 Euros peut bien vous coûter au dessus de 500 NOK (50 EUR). Autant visiter la Suède en train à ce prix là. En 2019, cela vous aurait juste coûté … 98 NOK.

Le site des douanes donne un autre exemple sur les boissons gazeuses, où trois caisses aux prix de 300 NOK pourrait vous coûter juste en frais de dédouanement plus de 1300 NOK.

Je n’aime pas le chocolat ni les boissons gazeuses, me direz vous. Tant mieux, mais ne vous réjouissez pas trop vite. À partir du 1er avril 2020, cela s’appliquera au reste, sauf aux produits déjà exemptés de la TVA, tels que les livres par exemple. Cette exemption jusqu’à 350 NOK ne s’appliquait déjà pas à tous les produits, comme par exemple le tabac et l’alcool et rien ne va donc changer pour eux.

Petit assouplissement

Pour rendre tout cela plus simple, il semblerait que le gouvernement ait décidé de donner l’opportunité à des plateformes d’e-commerce (e-Bay, Amazon, etc.) de s’enregistrer auprès de l’état afin de prendre la responsabilité d’inclure les 25% de TVA en amont pendant l’achat sur la plateforme (possible jusqu’à 3000 NOK par achat). Dans ce cas là il n’y aura donc pas de frais de dédouanement, mais cette règle ne s’appliquera quand même pas à tout ce qui est comestible, les produits du tabac, d’alcool et autres produits que le gouvernement norvégien souhaite restreindre au niveau de l’importation. Donc si vous achetez des pantalons pattes d’éléphants sur votre site londonien préféré, vous ne paierez “que” les 25% de TVA en plus et non pas les frais de dédouanement. Si le site ne s’est pas enregistré par contre, vous devrez payer tout cela à la Poste norvégienne. Attention aux mauvaises surprises !

Notez qu’en Suède lorsqu’une loi similaire avait été adoptée en mars 2019, la Poste suédoise s’était retrouvée avec plus de 400 000 paquets abandonnés par des consommateurs refusant de payer les taxes sur leurs commandes. La Poste norvégienne a peur que la même chose se produise en Norvège, probablement avec raison.

10 conseils pour trouver un stage en Norvège

La communauté française de Norvège est de plus en plus sollicitée par des étudiants Français cherchant un stage en Norvège (notamment sur les groupes Facebook Les Français à Oslo et Les Français qui vivent en Norvège). La très grande majorité des messages ne terminent malheureusement pas sur une bonne nouvelle. Le principal souci est que le système de stage avec convention de stage avec l’université ou l’école partenaire n’est vraiment pas commun en Norvège, et c’est donc rare que les entreprises norvégiennes en proposent. Le premier défi sera donc de trouver les structures proposant des stages. Un autre souci, dépendant du domaine du stage, sera la barrière de la langue et la durée. 10 tuyaux pour y arriver quand même :

  1. Définissez bien dans quel secteur vous voulez faire un stage. Une « erreur de débutant » est de ne pas cibler sous prétexte de donner l’impression d’être ouvert, alors que cela donne l’impression de ne pas savoir ce que vous voulez. Mauvais exemples : « je cherche dans l’ingénierie, n’importe laquelle » ou « je cherche dans le communication/marketing/prospection/commerce/tourisme ». Une fois cela fait, sans contacts sur place vous aurez besoin de savoir quelles structures acceptent des stagiaires, lesquelles correspondent à ce que vous recherchez, etc. Pour vous aider nous avons mis quelques noms en fin de cet article. Ne tentez pas forcément d’obtenir un stage non-rémunéré, vu que le système n’existe pas trop ici, vous pouvez très bien obtenir un CDD ou un contrat de « trainee » ou de « sommerjobb » qui pourrait être validé comme un stage mais rémunéré. (Voir point 9)
  2. Avant même de prospecter, ayez un CV en anglais, sans faute d’orthographe. Les Français ont mauvaise réputation en langues, et si vous ne maîtrisez pas de langue scandinave il sera au moins attendu que votre anglais soit impeccable. Si vous avez commencé à apprendre le norvégien mentionnez-le sur votre CV, cela montre votre enthousiasme et votre motivation.
  3. Dans le privé, cherchez les offres de stages existantes sur le site internet des grosses compagnies, surtout dans le pétrole comme Equinor (ex-Statoil). Ciblez aussi les compagnies françaises établies en Norvège telles que Nexans, Technip, la Société Générale etc. Regardez le site de la Chambre de Commerce Franco-Norvégienne pour avoir une idée de toutes les compagnies françaises établies en Norvège et celles qui sont membres donc à priori avec un marché en France. D’autres grosses compagnies norvégiennes telles que Yara, Telenor peuvent être sur votre radar, voir notre liste à la fin de l’article.
  4. Pour un stage dans une start-up, potentiellement plus ouvertes aux candidats étrangers et aux stages, regardez sur : https://hub.no et https://startupmatcher.com.
  5. Dans le secteur public, le stage comme tel n’est pas utilisé, par contre les stages Erasmus+ sont plus courants. Renseignez-vous auprès de votre école/université pour qu’elle vous trouve un partenaire. Dans les milieux universitaires essayez de passer par un prof ou chercheur en France qui a des partenaires à l’étranger qui peuvent vous accueillir.
  6. Dans le secteur des ONG, le site https://global.no/stillinger recense non seulement toutes les offres d’emploi mais aussi de stages et autres en Norvège dans ce secteur. Dans la colonne de droite vous aurez des annonces telles que « praktikant » (stagiaire) ou « frivillig » (bénévole) pouvant faire office de stage. Ceux-là sont très rarement rémunérés.
  7. Dans tous les secteurs, si vous ne trouvez pas d’offre dans ce qui vous intéresse, envoyez des candidatures spontanées aux structures qui vous intéressent, mais s’ils ont entendu parler de vous au préalable vous aurez plus de chances.
  8. Faites aussi une recherche sur LinkedIn pour trouver les compagnies basées en Norvège qui sont dans le secteur qui vous intéresse, et envoyez un message aux employés qui vous paraissent intéressants. Essayez de vous faire un réseau de cette manière, et bien que faisant référence à votre but ultime, vous pouvez aussi les aborder en leur demandant par exemple des conseils. Il sera plus facile pour eux de répondre et vous apporteront peut-être de très bons conseils qui vous permettront de trouver un stage, ou penseront à vous à une date ultérieure. Le réseau est très important en Norvège dans le domaine professionnel.
  9. Faites une recherche sur finn.no (équivalent norvégien de « leboncoin.fr » où l’on trouve aussi des offres d’emploi) avec des mots clés tels que « praksisplass » (stage), internship, « sommerjobb » (boulot d’été, souvent dans des administrations ou compagnies et rémunéré), « prosjekt » (projet) ou « trainee » (ce dernier est un genre de premier boulot en Norvège, donc pas exactement un stage). Dans tous les cas il vous faudra ratisser large car comme expliqué plus haut la culture du stage n’est pas du tout comme en France.
  10. Faites des recherches parmi les anciens élèves de votre école ou de votre université qui vivent et travaillent maintenant en Norvège. Vous aurez un angle pour les approcher vu que vous avez fait les mêmes études.

Prenez soin d’évaluer le coût de la vie en Norvège pour la durée de votre stage. Si vous êtes prêt à ne pas être rémunéré, aurez-vous 1200-1500 Euros par mois pour vivre ici ? Sans rattachement à une institution norvégienne il est possible que vous ne bénéficiez pas des tarifs étudiants. Heureusement, les stages non rémunérés ne sont pas courants en Norvège, mais vérifiez quand même que l’argent que vous toucherez vous permette de survivre. Tenez aussi compte du fait qu’il est très difficile de trouver des logements courte durée, donc si vous trouvez un stage de seulement 2 mois, il sera peut-être dur de trouver où dormir. Voir notre article sur se loger en Norvège.

Pour conclure, il faut être proactif pour trouver un stage en Norvège. À moins que vous n’ayez des contacts préalables, armez vous d’un bon CV en anglais corrigé et de patience et vous devriez y arriver.

Bonus : les structures nommées sur les groupes Facebook (mis à jour continuellement)

Attention: Ceci est une liste non-exhaustive de structures qui ne proposent pas forcément de stage mais qui vous donne des idées pour commencer à chercher.

  • Des stages dans l’informatique, la téléphonie, l’ingénierie en général: Telenor, Telia, Cisco, Aker Solutions, Yara, Equinor, Technip, Sintef, les entreprises listées sur innovasjonnorge.no.
  • Dans des laboratoires d’école : UiO (Oslo), NTNU (Trondheim).
  • Dans la restauration, regardez cette liste de restaurants pour commencer (juste à Oslo pour l’instant).
  • Dans la biologie marine : REV Ocean, Aker Biomarine.
  • Dans l’environnement, consultants en RSE: Bellona, ZERO, Multiconsult.
  • Dans une entreprise en rapport au moins partiel avec la France : les membres de la Chambre de Commerce Franco-Norvégienne.
  • Dans la métallurgie : Eramet Norway.
  • Dans le tourisme : Terra Nova Scandinavia, Visit Norway.
  • Dans le domaine de la santé : voir avec les hôpitaux Rikshospitalet, Ullevål Sykehus et A-HUS. Ullevål a déjà eu des français spécifiquement.

Appel : Si vous êtes à la recherche de stagiaires, contactez-nous et nous ajouterons votre nom d’entreprise à notre liste !

Le ski de fond en Norvège pour les débutants

Comme indiqué dans notre article sur le ski en Norvège, le ski de fond (“langrenn” en norvégien) occupe une place spéciale dans la culture et l’histoire norvégiennes, et constitue un passe-temps privilégié en hiver. Après avoir été un moyen de transport, le ski est maintenant devenu un loisir, même s’il sert parfois aussi à des fins très sportives.

Pourquoi se mettre au ski de fond en Norvège ?

Relativement peu connu en France, sauf parmi nos amis du Jura, le ski de fond est le sport le plus populaire parmi les Norvégiens, et il faut les comprendre :

  • Grâce au travail d’associations comme Skiforeningen, nous avons accès gratuitement à grand nombre de pistes damées que l’on peut trouver dans la plupart des régions de Norvège et même très proche des grandes villes. Certaines sont même éclairées. C’est donc un sport très accessible et peu onéreux une fois qu’on est équipé, et ce même en payant sa cotisation (non obligatoire mais fortement conseillé) à Skiforeningen. 
  • Grâce à la faible pente des pistes, ce sport est moins dangereux que son cousin le ski de piste et est donc parfaitement accessible aussi bien en solitaire qu’en groupe ou avec des enfants.
  • Le ski de fond à l’avantage d’être un sport qui se pratique dans des lieux plutôt sauvages et dépaysants qui permettent de déconnecter avec son quotidien. Rien de tel qu’une petite séance de ski pour prendre l’air et oublier la morosité ambiante qui peut s’installer pendant les longues nuits de l’hiver.
  • C’est un excellent sport d’endurance, il est très bénéfique pour le système cardiovasculaire. Le ski de fond est bien moins traumatisant pour les articulations que la course à pied du fait du déplacement glissé il n’y a pas d’impact avec le sol pour le squelette. 
  • Rien de tel pour se faire des amis Norvégiens et commencer une conversation au bureau ou même dans un bar que le sujet du ski de fond. Tout peut y passer: difficultés du débutant, quels skis utiliser, des conseils sur des pistes et leur condition le week end passé. Le ski de fond est un formidable outil d’intégration en Norvège.
Piste de ski de fond dans la forêt par Simon Matzinger de Pixabay

Convaincu ? Suivez donc notre guide pour commencer du bon pied.

Étape 1 : Choisir entre classique et skating

Le ski de fond offre le choix entre deux disciplines :

Le classique, qui se pratique dans des rails tracés dans la neige. Cette technique est une alternance de phases de propulsion et de phases de glisse et est de loin la plus pratiquée en Norvège et celle officielle dans la majorité des compétitions.

Photo de ski de fond classique, dans les rails, par Thomas Bassetto

Le skating, avec son mouvement de patineur (comme pour faire du patin à glace ou du roller), est pratiqué à un rythme plus intense. Le matériel est légèrement différent : les bâtons sont plus long, les skis sont plus court et les chaussures sont plus hautes et plus rigides pour mieux tenir la cheville.

Photo de ski de fond skating par Ola Matsson

Le skating est de plus en plus populaire en Norvège mais demande de suite plus d’effort physique et il fait un peu débat par rapport à l’entretien des pistes (il y a un risque d’abîmer les rails utilisés par les skieurs classique quand on ne maîtrise pas). Dans tous les cas, il n’est pas possible de pratiquer ski de fond classique et skating avec le même matériel, il faut donc faire un choix. Pour les débutants nous conseillons donc la technique classique, plus traditionnelle et moins fatigante.


Les skis de technique classique existent en deux variantes : avec ou sans fart de retenue (“smøre” ou “smørefri” en norvégien). Utiliser du fart de retenue des skis est une science, il existe de nombreux paramètres à prendre en compte dont les plus importants sont la température extérieure et l’ancienneté de la neige. Trop froid, le ski ne retiendra pas sur la neige, et ne permettra pas de skier ; trop chaud, le fart va accrocher trop de neige qui va former un bourrelet sous la semelle empêchant toute glisse. C’est donc plutôt réservé pour la compétition et les puristes. Nous recommandons donc vivement aux débutants de commencer par des skis qui n’ont pas besoin de ce type de fart.

Traditionnellement, les skis sans fartage de retenue utilisait des écailles et émettait un bruit proche du couinement quand on les utilisait… Pour cette raison, et aussi car ils étaient plus “lents”, ils n’ont pas bonne réputation. Mais depuis 2017 les rayons sont envahis de skis à peau synthétique, qui s’adaptent aussi à toutes les conditions de neige. Ce type de ski est un parfait compromis entre accroche et glisse. Bien plus tolérant qu’un ski à farter, il est même utilisé en compétition longue distance. C’est de loin le meilleur choix pour débuter !

Un bémol cependant : les skis à peau synthétique nécessitent un petit entretien indispensable (plus que les autre skis). Il faut acheter dans votre magasin de sport préféré deux produits spécifiques pour les peaux synthétiques (les conseillers sauront très bien vous guider), ainsi qu’un rouleau de papier pour skis de fond qui vous servira à appliquer ces produits :

  • D’une part la peau synthétique se comporte à peu près comme du mohair. Il faut l’imprégner régulièrement pour éviter qu’elle se gorge d’eau qui rendra ensuite la marche impossible.
  • D’autre part, il faut nettoyer les peaux avec un produit fait pour ça après chaque sortie pour éliminer résidus de fart laissé par les autres skieurs, résines d arbres, etc.

Si vous ne le faites pas vous devrez probablement remplacer vos peaux après quelques sorties.

Photo de ski avec de la peau synthétique par Amer Sports [CC BY 3.0], via Wikimedia Commons

Pour aller plus loin, vous pouvez lire l’excellent comparatif de Salomon : Ski de fond classique & skate : quelles différences ?.

Étape 2 : Louer ou acheter le matériel ?

Sans savoir si vous allez aimer le ski de fond, il paraît plus raisonnable de vouloir commencer par louer le matériel. Cependant vous allez devoir affronter deux obstacles :

  • La location de matériel est relativement peu répandue en Norvège.
  • Le choix de skis de fond dépend de votre taille, de votre forme athlétique et surtout de votre poids ! Il est donc plus délicat de trouver le bon matériel.

À notre connaissance, les seules options pour louer sont :

  • Une association au sein de votre école, si vous êtes étudiant.
  • BUA : une association avec un centre dans de nombreuses villes norvégienne proposant la location de matériel gratuitement. Mais ils ont surtout des tailles enfants, et nous n’avons jamais essayé de louer avec eux.
  • Oslo Vinterpark : la station de ski alpin d’Oslo, ils louent aussi des skis de fond !

Une autre option est d’emprunter des skis à un-e ami-e ou collègue de la même taille et du même poids le temps de voir si cela vous plaît.

Pour acheter, mieux vaut se tourner vers des boutiques de sports comme XXL, Anton Sport, Intersport ou Oslo Sportslager pour avoir les conseils d’un professionnel. Si vous achetez d’occasion sur Finn sans conseils vous risquez de vous retrouver avec du matériel non adapté.

Pour les chaussures, les fixations et les bâtons, faites confiance aux conseils du magasin de sport. Ils proposent d’ailleurs souvent des offres “tout-en-un”.

Pour les vêtements, à l’inverse du ski alpin, il vous faudra des vêtements près du corps, et gants et bonnet chauds. Préfèrez les sous-vêtements 100% laine, qui de toute façon sont en très bon investissement en Norvège que vous fassiez du ski ou non 🙂

Étape 3 : Apprendre la technique classique

Si vous savez faire du ski alpin … cela ne vous sera d’aucune aide. Les skis sont plus fins, plus longs et plus légers, les chaussures sont plus légères et seulement accrochées au ski via leur pointe, bref rien à voir.

Le ski de fond en style classique, en plus d’être la technique historique du ski de fond, est très facile à appréhender lorsque l’on souhaite se balader sur les pistes de ski. Le pas alternatif, proche de la marche est relativement facile à apprendre mais une pratique sportive du ski de fond en style classique demandera cependant une bonne technique pour bien glisser.

C’est pour cela que nous recommandons vivement de prendre des cours (par exemple avec Skiforeningen ou Learn2Ski). Les débutants ont tendances à compenser leur manque de technique par un effort non nécessaire et finissent fatigués au bout de quelques petits kilomètres. C’est la bonne technique qui vous permettra d’aller plus loin sans se fatiguer et ainsi de profiter un maximum de la nature norvégienne.

Cependant, les cours peuvent être inexistant là où vous habitez, trop chers pour vos économies ou simplement trop tard dans la saison alors nous avons écrit pour vous quelques astuces.

Astuce 1 : Regarder des vidéos sur YouTube

Notre recommendation : Beginners Guide to Cross-Country Skiing.

Vous trouverez aussi des vidéos réalisées par notre Simon Fourcade national (cocorico !) sur ce guide de GlissHop.com.

Même si vous comprenez pas encore le norvégien, vous pouvez aussi regarder cette vidéo humoristique montrant différentes interprétations de la technique de ski de fond classique 😉

Astuce 2 : S’entraîner sur du plat, sans bâtons

Le pas alternatif, un pied devant l’autre, utilisé en ski de fond classique est proche de la marche. Vous pouvez dans un premier temps trouver votre équilibre en avançant sans chercher à glisser. Il vous faudra ensuite apprendre à distinguer 2 phases dans votre mouvement :

  • La phase de propulsion : Transférez tout votre poids sur un pied et avancez le comme si vous essayez de taper dans une balle qui se trouve devant dans le rail. Cela vous donnera l’impulsion vers l’avant. En fin de propulsion, transférez votre poids sur la jambe opposée pour débuter la phase de glisse.
  • La phase de glisse qui vous permettra de conserver votre vitesse, essayez de conserver le plus longtemps possible l’élan donné lors de la phase de propulsion.

À chaque impulsion, poussez avec le bâton opposé.

Astuce 3 : Apprendre à monter les pentes en pas de montée (canard)

La technique du canard, avec vos skis en V, est à utiliser dans les montées raide lorsque le système de retenue de la peau synthétique n’est plus suffisant. Les plus sportifs monteront en sautillant au lieu de marcher.

Astuce 4 : Apprendre à descendre en chasse-neige

La meilleure astuce pour contrôler sa vitesse en descente est d’utiliser la technique des pas chassés. Cependant, vos skis seront surement dans les rails c’est pour cela qu’il faut apprendre à en sortir. L’astuce est de transférer son poids sur un pied et de vite sortir l’autre du rail pour se mettre en position “demi-pas chassé”. Si vous trouvez que vous allez encore trop vite, il faut utiliser la même technique pour sortir le deuxième pied en dehors de son rail.

Astuce 5: Apprendre la poussée simultanée

Particulièrement utile sur les longues distances sur le plat, cette technique consiste à utiliser les deux bâtons en même temps pour se propulser en avant. Vos jambes restent parallèles.

Astuce 6: Apprendre à se relever après être tombé

Les chutes vont être inévitables 🙂 Le plus important est de vous mettre sur le côté de la piste au plus vite avant de vous relever pour éviter une collision, ne restez pas sur les rails.

Ensuite, la meilleure astuce est d’attraper ses skis pour se relever sur les genoux. C’est plus facile à comprendre en vidéo :


Pour vérifier quand les pistes ont été préparées pour la dernière fois, il faut consulter skisporet.no pour l’ensemble de la Norvège, sauf pour Oslo et ses alentours. Pour ce dernier Skiforeningen a l’exclusivité sur les données et les fournies sur leur site web. Vous pouvez aussi utilisez les applications iPhone et Android Skisporet et iMarka respectivement.

Vous savez tout maintenant, il ne vous reste plus qu’à vous lancer !

Merci à Bastien Barrière et Christian Gaussen pour la relecture.

Le guide du ski en Norvège

Le ski est profondément enraciné dans les traditions norvégiennes, tellement qu’une expression courante est “Nordmenn er født med ski på beina” (“Les Norvégiens naissent avec des skis aux pieds”).

Cela s’observe non seulement sur place avec le nombre incroyable de petits et grands sur leurs skis en hiver, mais aussi lors des Jeux olympiques d’hiver où la Norvège occupe le premier rang, avec plus de médailles d’or, d’argent et de bronze que tous les autres pays participants.

Si la majorité des Français connaissent le ski alpin, peu sont coutumiers des autres types de skis qui se pratiquent en Norvège. Voici donc notre guide pour s’y retrouver !

Le ski de fond (langrenn)

Photo de gens faisant du ski de fond à Trysil-Knut Arena

Le ski de fond occupe une place spéciale dans la culture et l’histoire norvégiennes et constitue un passe-temps privilégié en hiver.

Au contraire des pistes dans le Jura, l’accès aux pistes damées est gratuit en Norvège. Elles sont entretenues par l’association Skiforeningen, mais comme dit leur slogan : “Det snør ikke spor”, ce qui se traduit par “Il ne neige pas des pistes” et on vous encourage donc à devenir membre et payer la cotisation annuelle si vous profitez de leur travail.

Ces pistes se trouvent dans la plupart des régions de Norvège, même dans les zones côtières, en hiver. Les destinations de ski de fond les plus convoitées sont situées dans les montagnes de la Norvège du Centre et de l’Est, comme Sjusjøen dans le département du Hedmark, Oppdal dans le Trøndelag et Geilo dans la vallée du Hallingdal. Sans oublier bien sûr la forêt autour d’Oslo “Oslomarka” qui peut avoir jusqu’à 2 600 kilomètres de pistes damées dont 90 km sont éclairées la nuit quand les bonnes conditions sont réunies.

Pour vérifier quand les pistes ont été préparées pour la dernière fois, il faut consulter skisporet.no pour l’ensemble de la Norvège, sauf pour Oslo et ses alentours. Pour ce dernier Skiforeningen a l’exclusivité sur les données et les fournies sur leur site web. Vous pouvez aussi utilisez les applications iPhone et Android Skisporet et iMarka respectivement.

Nous avons publié un article expliquant comment se mettre au ski de fond pour les débutants et nous publierons très bientôt un autre avec les meilleurs endroits où faire du ski en général, abonnez-vous à notre newsletter pour être tenu au courant.

Classique et Skating

Si le classique est la technique historique du ski nordique si chère aux scandinaves, le skating séduit aujourd’hui un nombre grandissant de skieurs. Au grand dam des skieurs classiques, étant donné que le skating abime les rails des pistes de ski classique. À noter que les plus grandes compétitions comme Holmenkollmarsjen ou Birkebeinerrennet se font uniquement en technique classique.

Pour être totalement transparent : le paragraphe précédent a été écrit par un adepte du ski de fond classique 😉

La culture du ski de fond peut parfois être malsaine

Les Norvégiens sont donc très attachés à la pratique du ski de fond et à leurs sportifs nationaux. En tant qu’étranger vous n’échapperez pas aux questions “Est-ce que tu connaissais le ski de fond avant ?” “Est-ce que tu t’y es mis ?” “Est-ce que tu aimes ?”. Il y a une légère pression sociale à faire du ski, et à l’aimer. Vous pensez que c’est exagéré ? Regardez cette vidéo de la série humoristique “Helt Ramm” où même la première ministre y participe :

Si vous ne comprenez pas le norvégien : on y voit une personne ne s’intéressant pas aux compétitions de ski de fond se faire renier par ses collègues, puis menacer par la première ministre avant de se faire torturer jusqu’à ce qu’il accepte de d’applaudir et de soutenir les sportifs norvégiens…

Cependant ne vous mettez pas la pression, c’est un secret de polichinelle mais de nombreux norvégiens, et étrangers, ne font jamais de ski de fond !

Le ski de randonnée nordique (fjellski)

Photo prise à Langsua nasjonalpark par le guide DNT Peter Mikosch-Warren

Ce type de sport s’apparente beaucoup au ski de fond, mais sans pistes damées. C’est de la randonnée en terrain sauvage et relativement plat ou vallonné, ce qui permet de couvrir de plus longues distances et souvent éviter les pentes trop abruptes qui ne sont pas adaptées au matériel. Les skis de randonnée nordique ont des carres en métal et sont légèrement plus larges que les skis de fond pour ne pas s’enfoncer dans la neige. Il faut généralement utiliser du fart de retenue mais en terrain très vallonné ou en conditions difficiles il faut utiliser des peaux qui se fixent en dessous des skis.

Les skieurs confirmés faisant du ski de randonnée nordique découvrent souvent une nature intacte, beaucoup plus inaccessible qu’en été (traversée de glaciers, rivières etc). L’endroit roi pour ce type de sport est la traversée du plateau de Hardanger (Hardangervidda) ou du plus grand glacier de Norvège (Jostedalsbreen).

À noter que c’est un ski typiquement norvégien. Très populaire dans l’armée, où ils sont tout blancs !

Militaires norvégiens avec leurs skis blancs, photo de Ringsaker Blad.

Le telemark

Photo d’un skieur Telemark par Kjetilbmoe – Eget verk, CC BY-SA 3.0

C’est l’une des plus anciennes techniques de ski, inventée en 1868 par un menuisier du comté de Telemark en Norvège et toujours d’actualité. Cette technique de ski de descente laisse le talon libre (non fixé au ski), ce qui permet d’exécuter des virages harmonieux dits « virages télémark ».

À plutôt conseillé aux skieurs expérimentés, il faut d’ailleurs avoir du matériel adapté (chaussures, fixations et skis).

Le ski de randonnée (randonee-ski, topptur)

Photo par Tristan Hauff

La différence avec le ski de randonnée nordique se base sur plusieurs points (les skis s’appellent souvent randonnée-ski, avec un seul “n” donc, et avec ou sans accent sur le « e »).

La pratique du ski de randonnée requiert du matériel plus adapté aux pentes plus raides, à des tours plus courts se focalisant souvent sur la descente. Les skis sont comme des skis alpins mais plus légers, idem pour les chaussures qui peuvent se débrayer pour une plus grande flexibilité à la montée. Ici aussi, on utilise des peaux pour la montée.

Ce sport, pratiqué depuis des décennies dans les Alpes, est d’importation très récente en Norvège. Il explose depuis plusieurs hivers et vient, d’une certaine façon, supplanter le ski de randonnée nordique (fjellski).

Les endroits les plus populaires pour ce genre de ski en Norvège sont les alpes de Lyngen dans le Troms, les îles Lofoten dans le Nordland et la région de Møre og Romsdal.

La sécurité en ski de randonnée

Avec le boom du ski de randonnée des dernières années en Norvège, la question de la sécurité en montagne est primordiale. Il est impératif d’avoir de bonnes connaissances en terme d’équipement, de météo et de terrain avant de s’aventurer en terrain sauvage. Toujours regarder la météo avant de partir, prévoir son équipement et se couvrir en conséquence, et prendre avec soi une carte et une boussole en plus de son téléphone faisant office de GPS. Si l’on s’aventure en terrain où il pourrait y avoir un risque d’avalanche (pentes à plus de 30 degrés à proximité), il faut analyser le risque en amont et prendre avec soi pelle, sonde et détecteur de victime d’avalanche. 

Les guides français

Si vous cherchez des guides de montagne français, nous avons faire une liste non exhaustive :

N’hésitez pas à les contacter !

Le ski alpin / snowboard (alpinski)

Photo d’Emma Paillex sur Unsplash

En Norvège, la saison est longue et les conditions sont bonnes mais les montagnes sont plus moins hautes qu’en France il n’y a pas du tout la même offre côté alpin.

Les 9 plus grosses stations se trouvent au sud de Trondheim :

Carte des 9 plus grande stations selon visitnorway.no

D’un côté, de nombreuses stations sont très petites (Ringkollen, Varingskollen, etc.) et ne conviennent qu’aux plus novices et tout petits. Les plus grosses (Trysil, Hemsedal, Hafjell, etc.) sont réputées pour leurs soirées after-ski plus que pour leurs sensations ou leurs kilomètres de pistes. D’un autre côté il y a une station de ski alpin dans la capitale qui est ouverte en semaine jusqu’à 22h ! Génial pour se dégourdir les jambes après le travail. Une autre particularité norvégienne est la station Fonna, une station de ski située sur un glacier près de Bergen, qui est ouverte entre Avril et Août (oui, vous avez bien lu) suite aux grandes quantité de neige tombant en hiver.

Vous aimerez peut-être consulter cet article de Nettavisen (de 2015) avec un tableau listant les 20 plus grand domains de Norvège et comparant leur plus longue piste (Lengste nedfart), leur nombre de pistes (Antall nedfarter), leur nombre de remontées (Antall heiser) ainsi que leur prix à la journée (de 2015).

Le biathlon (skiskyting)

Sport qui n’est pas juste du ski (de fond, type skating) car il y a aussi du tir, mais on ne peut pas ne pas le mentionner vu que l’on a de très bon sportifs français comme Martin Fourcade et Anaïs Bescond. Ce sport ne peut cependant pas se pratiquer sans être membre d’un club et malheureusement ils acceptent surtout les jeunes, difficile de s’y mettre en tant qu’adulte. Vous pouvez vous consoler en le regardant gratuitement sur NRK.

Le saut à ski (skihopping)

Idem que le biathlon, il faut être membre d’un club et ils sont focalisés sur les jeunes.

Les raquettes (truger)

Pas très commun en Norvège, les magasins XXL en vend depuis récemment cependant. Attention à ne pas  marcher sur les pistes de ski de fond, vous risquez de les abîmer et de vous faire (gentiment ?) crier dessus !

Le rollerski (rulleski)

Photo de Trysil-Knut Arena en été

Cela surprend toujours la première fois où on croise des gens en faisant en pleine ville ! Le rollerski, encore appelé ski à roulettes ou ski-roues, est une discipline du ski qui se pratique sur le goudron, sur la route ou sur des pistes appropriées. Principalement utilisé en été et en automne, quand il n’y a plus de neige, le rollerski permet de ne pas perdre sa technique de ski de fond jusqu’à la prochaine saison hivernale.

Le mot de la fin

Les aventuriers doivent cependant se renseigner sur les conditions locales (via YR.no) et la météo des avalanches (via Varsom.no) car elles peuvent se produire en montagne, généralement pendant ou juste après des chutes de neige abondantes.

Quelque soit le type de sport dans lequel vous souhaitez vous lancez, préférez prendre des cours et faire appel à des professionnels/magasins pour choisir le bon matériel.

Merci à Bastien Barrière, Marion Le Pontois et Tristan Hauff pour la relecture.

Le Ministre réexamine la décision de fermeture de l’Institut français de Norvège qui pourrait rester ouvert.

Publié le 29 novembre 2019

Cela vient d’être confirmé ce matin par dans la séance publique du Projet de loi de finances pour 2020: le Ministre de l’Europe et des affaires étrangères Mr Le Drian a dit: « Les informations que j’ai eues depuis concernant Oslo m’amènent à revenir sur la décision (…) que je vais réexaminer plutôt dans le sens favorable » (12″22 dans la séance publique). Il se réfère à la proposition de son Ministère de fermer l’Institut français de Norvège dès Juin 2020, dans le Projet de Loi des Finances de 2020.

La Sénatrice Hélène Conway-Mouret, élue sénatrice pour les Français de l’étranger depuis 2011, a tweeté cette nouvelle en sortant de la séance publique dans laquelle elle s’est exprimée longuement, entre autres sur ce sujet. Cette nouvelle a été relayée sur le blog du conseiller consulaire Mr Stéphane Mukkaden et nous attendons des annonces publiques d’autres conseillers consulaires et politiciens dans la journée.

Rappelons qu’à la suite de la publication d’un article exclusif sur notre site LaNorvege.no le 20 novembre les choses se sont accélérées, portées par l’impulsion des débats au Sénat et de la mobilisation locale sur le sujet. Une pétition a été créée le jour de la publication de l’article, avec à ce jour 2140 signatures. Cette mobilisation a été apportée à l’attention du Ministre par la Sénatrice.

Ne crions tout de même pas victoire trop tôt car la décision n’a pas encore été officiellement prise et nous devons donc attendre au plus tard que le Projet de loi des Finances de 2020 soit approuvé pour être absolument sûr des subventions allouées à l’Institut, le nombre de réduction de poste s’il y a lieu, la vente éventuelle du bâtiment de Holtegata qui était un sujet parallèle à cette fermeture etc.

Rappelons que les raisons principales avancées pour justifier de cette fermeture étaient une demande de réduction de la masse salariale au sein du Ministère. L’Institut ayant 35 employés en contrat local et 6 en contrat expatrié rattaché au Quai d’Orsay, la fermeture permettait une certaine économie de postes. La raison avancée par le Ministre pour revenir sur sa décision est une nouvelle information sur l’existence de recettes propres au sein de l’Institut francais de Norvège, qui lui permettrait ainsi de garder son statut d’établissement à autonomie financière.

Les sources que nous avons pu consulter nous montrent qu’une forme d’action collective a pu contribuer à ce changement de cap de Mr Le Drian, Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, comme le montrent les débats à la Commission des affaires étrangères du 13 novembre 2019.

Note aux lecteurs: Nous avons, au cours des dernières semaines et de manière plus intensifiée ces derniers jours, contacté de nombreux élus de la majorité pour obtenir des entretiens et compte rendus d’actions sur ce dossier, mais nos demandes multiples sont pour l’instant restées lettre morte. Nous espérons donc pouvoir obtenir des interviews d’élus de tous bords tels que le député Alexandre Holroyd ainsi qu’avec Mr Duhamel l’Ambassadeur de France en Norvège et la Directrice de l’Institut français de Norvège très prochainement, en espérant aussi que ces deux institutions publient des mises à jour régulières sur leurs sites respectifs.

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EXCLU: La fermeture de l’Institut français de Norvège prévue pour Juin 2020.

Par Lorelou Desjardins. Publié le 20 novembre. Mis à jour le 24 novembre 2019.

C’est officiel, le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères français a décidé de fermer l’Institut français de Norvège. C’est ce que qui a été proposé lors du projet de Loi des Finances de 2020, tel qu’exprimé clairement dans cet avis de l’Assemblée nationale

Pourquoi cette fermeture?

Quelle raison peut bien pousser le gouvernement français à vouloir arrêter une coopération linguistique, culturelle et scientifique avec la Norvège qui dure depuis près de 60 ans? L’Institut français de Norvège existe en effet depuis 1963, alors appelé le Centre culturel francais pour changer de nom en 2011. Installé à Holtegata à Oslo, il a aussi une branche régionale à Stavanger. Il offre des cours de français à environ 1000 inscrits par année, et une programmation culturelle très riche et unique aux Français de Norvège et aux Norvégiens francophones et francophiles.

Selon l’avis de l’Assemblée nationale datée d’octobre 2019, la fermeture est « motivé(e) par l’incapacité des établissements à générer des ressources propres, ou par le montant insuffisant des recettes au regard de dépenses de fonctionnement jugées trop importantes ». 

« S’il est vrai que l’Institut français de Norvège a connu des difficultés financières il y a quelques années, il est maintenant bénéficiaire grâce notamment à un assainissement de ses finances survenu dans les dernières années » nous explique Mr Stéphane Mukkaden, Conseiller consulaire des Français de Norvège et d’Islande depuis 2014. Il ajoute « Cette décision est d’autant plus incompréhensible qu’elle est en complète contradiction avec l’ambitieuse stratégie pour la francophonie présentée récemment par le président Macron et destinée à redonner à la langue française sa place et son rôle dans le monde”.

La décision de fermer l’Institut français de Norvège semble en fait avoir été prise sur la base d’une demande du gouvernement pour chaque Ministère de « rendre des postes », c’est-à-dire de réduire la masse salariale et faire des économies, comme exprimé dans le projet de Loi des Finances de 2020 relayé ici. Dans le cas de l’Institut français de Norvège, sur un total de 41 employés seuls 7 le sont en contrat d’expatrié, reliés directement au Ministère. Tous les autres employés ne peuvent donc pas être assurés une sauvegarde de leur poste. Aucun de ces postes sauvegardés ne concerne le pôle linguistique de l’Institut. 

La fermeture de l’Institut, malgré la sauvegarde de quelques postes, et l’abandon du pôle linguistique, sont en contradiction avec les ambitions du gouvernement pour la francophonie, telles qu’énoncées dans le discours du Président Macron en mars 2018 à l’Institut de France où il est mention de « renforcer la place de la langue française dans les pays où elle est apprise comme langue étrangère ». Son propre Projet de loi des Finances de 2019 y mentionnait aussi la synergie culture-langue comme une priorité; avec douze actions y compris « donner un nouvel élan à la diplomatie culturelle, grâce au maintien de ses moyens, à un renforcement du rôle de l’Institut français et à la poursuite de l’expansion du réseau des alliances françaises (10 ouvertures par an) « .

Impacts pour la coopération franco-norvégienne

Nous sommes en mesure de nous demander comment cette fermeture affectera les relations bilatérales franco-norvégiennes. En effet selon le site du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, les relations bilatérales entre la France et la Norvège sont très fortes à de nombreux plans: au plan politique, avec des visites et relations entre chefs d’Etat et ministres, au niveau économique et au niveau culturel. 

Nous avons joint la Sénatrice Hélène Conway-Mouret par téléphone après la publication de son compte rendu de visite à Oslo où elle fait part de sa surprise en apprenant la nouvelle et de ses actions pour tenter de retourner la décision du gouvernement. « La fermeture de l’Institut français de Norvège, décidée cette année, est incompréhensible. Elle est contraire aux besoins et attentes locales et risque de tendre durablement les relations avec les autorités, car elle survient moins d’un an après la signature d’un nouvel accord cadre entre la Norvège et la France » nous confirme la Sénatrice Conway-Mouret. 

En effet le 24 septembre 2018, un nouvel accord cadre entre la Norvège et la France relatif à la coopération dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de l’innovation, de l’industrie et de la culture était signé. Le site de l’Ambassade royale de Norvège en France cite que cet accord « s’inscrit en droite ligne de la politique du Gouvernement norvégien qui souhaite intensifier la mobilité dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, et qui souhaite que la Norvège soit ainsi mieux placée dans les programmes de l’UE ». 

Mme la Sénatrice a donc envoyé un courrier à Mr Jean-Yves Le Drian, Ministre de l’Europe et des affaires étrangères, le 10 septembre 2019, pour lui faire part de ses inquiétudes, et a aussi envoyé une question au Sénat, qui est maintenant obligé de lui répondre par écrit sur la question de la fermeture de l’Institut. 

Cette fermeture serait aussi un coup dur de plus pour la communauté francophone et francophile de Stavanger avec la fermeture de l’école française à la fin de l’année scolaire 2018-2019 dû au retrait de Total. Avec la perte de l’Institut français c’est l’antenne culturelle et linguistique qui disparaît après l’antenne éducative. 

Selon l’avis de l’Assemblée nationale, cette décision ne sera actée que le 31 décembre 2019. Il semble donc encore y avoir un espoir de faire revenir le gouvernement sur sa décision. Rappelons qu’en 2013, une mobilisation massive de la population locale et française avait permis un retournement de situation sur la fermeture de l’Institut français de Berlin.

Une pétition adressée au Premier Ministre Edouard Philippe a été créée et peut être signée ici. Pour ceux qui veulent suivre les débats les plus récents à la Commission des affaires étrangères (13 novembre), voir la vidéo ici.

Nouveau développement à l’institut

Mise à jour: Le lendemain de la publication de cet article, le 22 novembre, le site de l’Institut annonçait qu’une nouvelle structure de droit local privée, c’est-à-dire une école de langue, reprendra l’activité de production de cours de français dès mars 2020. Cette structure sera gérée par deux anciens employés de l’Institut ainsi que deux personnes du groupe Les Mousquetaires. Cette entreprise devrait voir le jour même si l’Institut français est sauvé et ne ferme pas ses portes. Elle ne pourra par contre pas employer l’ensemble des 35 employés, dont des professeurs, qui perdront leur poste en contrat local. En espérant que cette structure réussisse à assurer tous les cours de l’Institut, elle n’a a priori pas vocation à remplacer toutes les activités de l’Institut, à savoir la coopération scientifique et l’offre culturelle qui restent l’apanage des Instituts français. Dans le cas de la Norvège, « les réductions d’effectifs réduiront de facto la capacité à produire une offre aussi conséquente que par le passé » explique Mr Mukkaden.

Nous souhaitons bonne chance à cette initiative, pour la promotion du français en Norvège!

Que faire à Tromsø ? Calendrier des festivals et événements culturels, sportifs et gastronomiques

Tromsø est surnommée “Nordens Paris”, “le Paris du nord”. Si la ville n’offre pas toutes les possibilités culturelles et sportives de la capitale française, c’est néanmoins une ville très dynamique. Tromsø est la huitième ville de Norvège, et est une ville étudiante qui compte au total environ 70 000 habitants. Située à 344 km au nord du cercle polaire (qui passe vers la latitude de la ville de Bodø), cette ville aussi surnommée la porte de l’Arctique, a un climat et une luminosité différents du sud de la Norvège dû à sa position géographique.

L’année est ponctuée d’événements culturels, gastronomiques et sportifs que nous avons listé ici pour vous. Il existe de nombreux sites référancant les activités qu’il est possible de faire à Tromsø (Visit Tromsø ou Visit Norway par exemple), mais nous n’en connaissons aucun listant les principaux événements qui rythment la ville chaque année. Cela vous aidera peut-être à décider quand visiter cette jolie petite ville !

Janvier


Polar Night Half Marathon

Ce semi-marathon est certainement la course la plus populaire organisée en hiver en Norvège. Environ 2000 coureurs venus du monde entier se retrouvent à Tromsø début janvier pour courir pendant la nuit polaire. A cette période de l’année, le soleil ne se lève pas au-dessus de l’horizon. La course est organisée au milieu de la journée pendant une courte période quotidienne de crépuscule civil. La lumière arctique qui caractérise cette pause dans la noirceur totale qui enveloppe les régions polaires en hiver, confère au paysage une couleur bleue très spéciale. Trois courses sont proposées: 21, 10 et 5 km.

www.msm.no/en/arrangement/morkertidslopet/


Tromsø International Film Festival (TIFF)

TIFF est un festival de cinéma international qui se tient durant la troisième semaine de janvier. Avec plus de 60 000 visiteurs, c’est le plus grand festival de cinéma en Norvège. De nombreux films du monde entier sont programmés dans les principales salles de la ville: les salles du cinéma Aurora Fokus et de la cinémathèque Verdensteatret mais aussi celles de la maison culturelle, du théâtre Hålogaland et de la maison étudiante Driv. Le festival profite également de la nuit polaire pour proposer un cinéma en plein air. Dans les derniers jours du festival on assiste en général aux premiers rayons de soleil après la nuit polaire, il est vivement conseillé de se rendre à Tromsø durant cette semaine culturelle magique.

www.tiff.no 


Arctic Frontiers

En raison de son histoire, de sa localisation et de son université, Tromsø est la capitale de la région Arctique. Le secrétariat du Conseil de l’Arctique y a été créé en 2013 et la ville accueille tous les ans depuis 2007 la plus grande conférence scientifique mondiale sur la croissance économique durable, le développement politique et social, et les caractéristiques environnementales de la région arctique, Arctic Frontiers. 

Arctic Frontiers n’est donc pas un événement touristique, mais il est tout de même important de le mentionner tant cette conférence a une importance et des répercussions pour Tromsø et la région! Arctic Frontiers s’étend sur une semaine fin janvier. De nombreux événements (débats, concerts, etc.) sont ouverts au public les soirs de la semaine. 

www.arcticfrontiers.com


Northern Lights Festival

Festival international de musique qui se déroule à cheval entre janvier et février, le Northern Lights festival propose des concerts et des spectacles de grande qualité à un large public. Au programme, des artistes de renom issus d’une grande variété de genres, allant de la musique ancienne à l’art moderne, de l’opéra au jazz et de la musique de chambre aux orchestres symphoniques.

www.nordlysfestivalen.no 

Février


La journée nationale des Samis

Le 6 février est la journée nationale des Samis en Norvège, en Suède, en Finlande et en Russie. Elle célèbre la date à laquelle le premier congrès samis a eu lieu en 1917 à Trondheim. 

Les Samis sont un peuple autochtone d’une zone qui couvre le nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande ainsi que la péninsule de Kola en Russie. Ce peuple est souvent nommé « Lapons » à tort, ce terme étant porteur de connotations négatives.

Tromsø célèbre la journée nationale des Samis toute la semaine avec les championnats nationaux de course de rennes et de lancer de lasso, un marché arctique, des concerts et des expositions… un événement exotique plutôt conseillé aux personnes qui parlent norvégien… ou sami !

Mars


Arctic Snowshoe Race

Nouvel événement sportif à Tromsø (organisé pour la première fois en 2019), la course de raquette s’effectue sur une distance de 10 km. Huit nationalités différentes ont participé l’an dernier. Oserez-vous relever le défi ?

www.msm.no/en/arrangement/arctic-snowshoe-race/

Juin


Midnight Sun Marathon

Le Midnight Sun Marathon est le marathon certifié par l’AIMS (L’Association des marathons internationaux et des courses à distance) le plus septentrional au monde ! Air frais garanti ! Le marathon est organisé autour du solstice d’été. A cette période de l’année, le soleil… ne se couche pas ! Le départ des courses (marathon, semi-marathon et 10 km) s’effectue en soirée, mais les 6000 coureurs qui y participent bénéficient de la lumière du soleil jusqu’à la ligne d’arrivée !

www.msm.no 

Juillet


Festival Bukta

Bukta est un festival de musique organisé sur la plage de Telegrafbukta, sur la partie sud de l’île de Tromsø. Il a lieu tous les ans aux alentours de mi-juillet. Le slogan des organisateurs?  “Écoutez du rock, buvez de la bière et mangez des fruits de mer sous le soleil de minuit!” What else…

www.bukta.no 


Festival Riddu Riddu

« Petite tempête sur la côte » est la signification du nom de ce festival dans l’une des langue samie. Un peu en dehors de Tromsø, à la frontière avec la province du Finnmark, ce festival de musique est organisé par les Samis norvégiens mais regroupe de nombreux groupes de musique monde entier tels qu’un groupe rock Maori de Nouvelle Zélande, un groupe elecro sami de Norvège, des danseurs Pygmées de République Démocratique du Congo ou des chanteurs diaphoniques de Mongolie et ainsi de suite. La musique n’est pas forcément traditionnelle mais les chanteurs et artistes doivent être autochtones. Outre les concerts, un festival récréatif est organisé pour les enfants chaque année avec des activités tels que battage de poisson séché, construction de lavvo (tipi sami), et jardin bio avec plantes arctiques.

riddu.no/en

Août


Tromsø Skyrace

La Tromsø Skyrace a été créée en 2014 par Kilian Jornet et Emelie Forsberg (rien que ca !). Cet événement sportif se compose de quatre courses : Hamperokken (57 km), Tromsdalstinden (32 km), Bønntuva (15 km) et Blåmann Vertical (qui fait partie du Vertical Kilomenter World Circuit).

tromsoskyrace.com


Tromsø Jazz festival

Le festival de jazz de Tromsø a été créé en 2006 sous le nom de Barents Jazz. Ce festival était à l’origine organisé en hiver, mais il est, depuis 2016, organisé en été. Le programme du festival a pour objectif de refléter la forte atmosphère de jazz dans le nord de la Norvège, tout en présentant certains des meilleurs artistes de la scène jazz nationale et internationale.

www.tromsojazzfestival.no


Rakett natt

Rakett Natt est devenu en quelques années un événement musical majeur à Tromsø, avec à l’affiche des artistes norvégiens comme Dagny, Susanne Sundfør, Röyksopp, Madrugada, etc. La scène du festival est montée sur la place Stortoget, dans le centre de Tromsø.

www.rakettnatt.no   


Tromsø Mountain Challenge

Le Tromsø Mountain Challenge se compose de quatre courses: Tromsø Mountain Ultra (50 km), Half Ultra (25 km), Tindløpet (1238 m de dénivelé positif sur un parcours de 10,6 km) et Extreme race (420 m de dénivelé positif sur un parcours de 2,4 km). Le Tromsø Mountain Challenge s’étend sur 3 jours, ce qui permet aux participants de combiner plusieurs courses s’ils le souhaitent.

www.msm.no/en/arrangement/mountain-challenge

Septembre


SMAK

SMAK est un festival gastronomique faisant la promotion de produits locaux et des traditions alimentaires du nord de la Norvège. Il est organisé chaque année en septembre (semaine 38) depuis 2013 et a lieu dans le centre de Tromsø.

www.smakfest.no 


Nous remercions Ludivine Le Granvalet pour l’écriture de cet article et sa contribution à LaNorvege.no. Ludivine vit en Norvège depuis 2008 et à Tromsø depuis 2018. Vous avez, vous aussi, envie d’écrire sur des villes telles que Bergen, Stavanger, Bodø, Trondheim ou autre ? Contactez-nous !