Découverte historique des quartiers d’Oslo Est — 3ème partie : Oslo au fil de l’eau, entre industrie et nature

Finissons notre exploration des quartiers Est de la capitale norvégienne (cf. les première et la deuxième parties) en explorant les quartiers au fil de l’Akerselva ou fleuve Aker qui coule du nord au sud de la ville.

Ces quartiers sont Grünerlokka-Sofienberg et Sagene-Torshov.

Carte d'Oslo
Carte d’Oslo

Grünerløkka et Sofienberg

Un des grands noms qui apparait dans la tête et directement sur une carte lorsqu’on s’intéresse à Oslo est bien évidemment, le quartier très connu Grünerløkka (ci-contre) ou plus précisément Grünerløkka-Sofienberg. C’est un quartier devenu branché et bucolique le long de la rivière Aker, l’Akerselva, qui le borde à l’ouest. On en oublierait presque son héritage industriel et ouvrier s’il n’était pas parsemé de bâtiments rappelant les rutilantes activités industrielles d’autrefois aussi que la rivière Aker. Le quartier de Grünerløkka- Sofienberg se trouve à l’ouest de Tøyen, au nord de Grønland au sud-est de Sagene et au sud-est de Torshov. Le quartier est bordé à l’est par le quartier de Tøyen.

Sofienberg

À l’ouest de Tøyen et du Jardin Botanique se trouve le quartier de Sofienberg (norvégien « montagne de Sofie ») qui est l’autre partie moins connue du quartier de Grünerløkka-Sofienberg. Ce fut Jacob Nielsen qui acheta les terres et renomma l’endroit d’après le prénom de son épouse Sofie. Cependant ils se complètent à un tel point qu’on ne les distingue que très superficiellement sur des cartes. Ils partagent le même paysage bucolique, même héritage industriel.

Dans sa continuité avec Toyen à l’est et de Grünerlokka à l’ouest le quartier de Sofienberg est effectivement dominé par le vert des parcs. Bordé par le Jardin botanique le quartier est marqué par son magnifique un immense parc surtout sis en son centre verdoyant et pittoresque, le Sofienberg parken. Le parc est tellement grand qu’il se divise en deux avec la très jolie église de Sofienberg qui fut inaugurée en 1877.  En fait le parc se situe à l’ouest de Dælenenga et Rødelokka, deux parties du quartier de Sofienberg, intégrées à Oslo lors de l’extension de 1878.

Le nom Dælenenga provient du domaine de Dælen (ou anciennement Dolin/Dolvin renvoie à une plaine naturelle (-vin) situé dans une vallée (dal) et le suffixe -eng signifie prairie) ou Dælengård. Dælenenga qui se trouve au milieu de Sofienberg est reconnaissable à son terrain de sport ouvert depuis 1916. Au bord du stade se trouve son école très reconnaissable à sa façade rose datant 1920. La paroisse de Sofienberg ou Sofienberg menighetshus se situe juste après.

Lorsque se rend vers l’est dans les rues adjacentes du parc, on voit tout de suite une vision de l’héritage industrielle comme si on se retrouvait plongé dans l’époque de la Révolution industrielle dépeinte dans les romans de Dickens avec par exemple des bâtiments et encore des anciennes cheminées d’usine. La plus connue de celle-ci se trouve au-dessus du parc parmi les noms de rue au nom de villes scandinaves comme la Københavnsgate (rue de Copenhague ci-dessous) Malmögate ou encore Karlstads gate.

Københavnsgate

Dans ces rues des anciennes tuileries (teglverk) ou encore des usines de draps de toile ou seilduk se voient encore même dans les toponymes comme Seilduksgata ou encore Teglverksgata ou Verksgata.

Cette usine très connue est bien sûr la chocolaterie ou sjokoladefabrikk Freia ; célèbre marque de chocolat norvégien que vous avez certainement pu voir vu dans tous les supermarchés ou les kiosques (Narvesen, 7-Eleven) si vous habitez ou avez visité la Norvège.

L’usine Freia ouvre ses portes dans le microquartier de Rodeløkka en 1889 au 25A Verksgata. La chocolaterie a été fondée par Fredrik Christensen mais doit son succès à la volonté d’un homme, Johan Throne Holst. Après des études de commerce en 1887 à Hambourg, Johan revient à Kristiania avec son ami Peer Sandberg pour monter un commerce de café, thé, sucre, cigares, vin et spiritueux. En 1892 Johan Trane Holst accomplit son rêve de devenir un industriel en achetant l’usine Freia. Six ans après l’usine connaît un développement fulgurant passant de 7 à 60 employés et devient la Freia Chocolade Fabrikk Aktieselskap (AS ou société anonyme). Malgré d’autres chocolateries fondées avant ou après, seul Freia subsista jusqu’à aujourd’hui. En 1914 Freia reçut un prix d’honneur pour être une entreprise pionnière en terme technique, sociale et mercantile et développa une filiale au Danemark puis s’étendit à la Suède avec une entreprise sœur à Sundbyberg en 1916. Johan Throne Holst passa le témoin en 1939 à Erik Pedersen. Il mourut en 1946 : Pedersen se retira en 1948 et passa le relais au fils aîné de la famille Throne Holst, Harald en 1948 qui dirigea l’entreprise avec son frère Henning puis Per en 1972. Freia produit des barres de chocolat, les fameux Kvikk Lunsj, des desserts, des biscuits ; confiseries et tout type de produit autour du chocolat et sa boutique sur la Karl Johans gate à Oslo s’affiche en grand.

Entre Dælenga et Rodeløkka on trouve également d’autres réminiscences du passé industriel de la ville et du quartier comme des industries de laiterie (meieri).

L’autre bijou dans cet écrin de verdure c’est le quartier de Rodeløkka, un magnifique quartier dans Grünerløkka. Le quartier doit son nom à Frederik Rode qui fut doyen de la paroisse et qui possédait une résidence d’été à cet endroit. Les rues de Stockholmsgate, Malmøgate Gøteborgsgata une des rues voisines à la chocolaterie Freia. Ce petit quartier est niché entre Dælenenga et la Carl Berners plass.

S’il est si particulier, c’est pour son charme typique de ses maisons traditionnelles scandinaves en bois aux couleurs vives : jaune ; rouge ; vert ou encore rose. Ces quelques rues au nom de villes norvégiennes (Tromsø, Vardø, Hammerfest) et les deux rues principales Solhauggata et la grande rue Langgata (ci-dessous) ont un parfum d’antan presque comme si le visiteur se retrouvait dans l’Oslo des années 1950 et goûtait à l’authenticité des villes norvégiennes un peu oubliée avec l’étalement urbain et les blockhaus d’une métropole. Les maisons en bois datent effectivement des années 1860 et 1870 une vraie pépite lorsque le découvre la première fois surtout lorsqu’il débouche sur les immeubles de Trondheimsveien.

Un des vestiges industriels de Rodelokka, la fabrique de sabots et chaussures en bois ou Treskofabrikk.

Sofienberg possède de magnifiques rues colorées aussi aux couleurs pastels notamment au sud de son parc comme la Sverdrupsgate (à gauche) Rathkes gate (à droite) :

Grünerløkka

Immeuble à l’angle de Schleppegrells gate et de Toftes gate

Grünerløkka est bien plus connu que Sofienberg mais la frontière entre les deux est bien floue et davantage géographique pour mieux se situer.

Grünerløkka aussi intimement appelé Løkka (le nom løkke (leuqueu) – løkka à la forme définie- signifie terrain (vague) ou enclos) par les locaux, tire son nom de la famille Grüner, une famille venant d’Allemagne du Nord près de Hambourg ayant immigré en Norvège au XVIIème siècle. Le premier Grüner un certain Peter Grüner est maître de la monnaie dès 1643, poste que la famille occupera jusqu’en 1688.

En 1672, le chef de famille Friedrich ou Fredrik Grüner achète au roi Christian V (1670-1699) et à la Couronne le domaine de Nedre Foss ou Nedre Foss Gård (ci-contre), soit au bas (nede) du torrent (foss) en référence au haut débit de la rivière parsemée de cascades rutilantes et puissantes dans sa partie aval. Nedre Foss qui est aujourd’hui un restaurant plutôt chic (mais que je recommande cependant) fut à l’origine la possession de l’Eglise catholique durant la période médiévale. Cependant lors du passage à la Réforme sous le règne de Christian III de Danemark-Norvège (1534-1559) en 1536 les biens de l’Eglise en Norvège comme au Danemark dont Nedre Foss furent confisqués et la propriété devient la propriété de la couronne.

Le domaine abrite un très bon restaurant chic et se situe à Grüner parken. Le silo à grains en arrière-plan date de 1953 et a été reconverti en résidence étudiante comme on peut le voir sur l’arrière-plan de la photo (page précédente).

Les Grüner occupèrent d’importantes charges en Norvège. Fredrik fut myntmester ou maître de la monnaie lors qu’il acheta Nedre Foss (ci-dessus). Malheureusement il mourut deux ans après avoir son achat. Les Grüner comme Peter Grüner continuèrent d’exercer de hautes responsabilités dans l’administration comme postmester, maître des postes, mais il semble qu’ils n’aient plus de liens avec Grünerløkka après 1674 qui revint à la Couronne.

Au XIXe siècle le quartier industriel de Grünerløkka évolue de manière significative dans son intégration à la ville d’Oslo ou Christiania (nom d’Oslo de 1624 à 1925) par la construction en 1825 du deuxième pont de la ville, le « Pont neuf » ou Nybro/Nybrua avant d’être 1859 partie apparente de la ville depuis comme Grønland, Vaterland, Gamlebyen à l’est et Pipervika à l’ouest. En 1861 le marchand Thorvald Meyer achète Grünerløkka à la Couronne ce qui explique que la rue principale de Grünerløkka ; la Thorvald Meyers gate, aujourd’hui après le pont Nybrua depuis la ville (Storgata), porte son nom. En 1877, l’intégration de Grünerløkka dans la ville se poursuit par l’arrivée du trikk (tramway) dans le quartier, le reliant ainsi à la Vestbanen qui se trouve dans l’actuelle Aker brygge à Pipervika. Aujourd’hui les lignes 11, 12 et 13 (à destination des quartiers nord de Grefsen et de Kjelsås) desservent le quartier.

Le quartier de Grünerløkka est un effectivement ancien quartier industriel qui s’est transformé en un quartier à la mode, jeune et bourgeois bohème. C’est un beau quartier où il fait bon vivre entre ces grandes artères colorées aux teints pastel :  Markveien, Thorvald Meyers gate et Toftes gate. Grünerløkka est un quartier également très fréquenté pour ses parcs comme le bois au bouleau Birkelunden, Olaf Ryes plass ou encore les bords verdoyants le long de la rivière Aker cela donne une touche magique à ce quartier dont la rue principale Thorvald Meyersgate est devenue un lieu de rassemblement avec plusieurs bars et restaurants prisés proposant une cuisine variée, internationale et moderne attirant de nombreux Osloïtes et touristes.

Grünerløkka est donc le pur produit du mélange entre industrie et charme verdoyant ce qui se voit surtout le long de l’Akerselva, car les industries avaient besoin de l’énergie hydraulique. Le quartier de Grünerløkka ne manque pas d’usines et de bâtiments en brique foncée rappelant la Révolution industrielle et l’Angleterre d’Oliver Twist tout droit sorti de l’univers de Dickens. Voici une exploration non exhaustive de l’héritage industriel de Grünerløkka.

Lorsque l’on descend vers la rivière Aker, l’Akerselva, l’on trouve beaucoup d’anciens sites industriels. Au début de Trondheimsveien après le pont venu du centre-ville se trouve la célèbre brasserie Schou (prononcez skaeu). En 1800 Johan Thrane, une des grandes familles commerçantes d’Oslo fonde une brasserie dans le lieu-dit de Fjerdingen (actuel Grünerløkka-Sofienberg). C’est Christian Julius Schou qui reprit l’établissement et qui lui donna le nom de cette institution de Grünerløkka et de la ville.

En continuant le long de la rivière Aker (Akersgate) sur la rive d’en face se trouve une ancienne distillerie ou brenneri se trouve un haut lieu de la musique et du divertissement d’Oslo, Blå, un lieu de concert branché à l’allure hippie, ouvert à tout style de musique. Blå est une institution du divertissement à Oslo sur les bords de l’Akerselva (ci-dessous).

Un peu plus loin un autre bâtiment industriel a été transformé est l’ancien silo de grains de Nedre Foss, sur Grüner parken, datant de 1953. C’est depuis 1999, une résidente étudiante.

La suite de la ballade est bucolique le long de l’Akerselva avec des torrents aux débits impressionnants faisant d’Oslo, une capitale unique dans le monde. Si on continue la découverte industrielle, on trouve les vieux bâtiments industriels d’Øvre Foss – partie supérieure du fleuve. À son apogée le long du fleuve contait des moulins à papier, moulins à huile, moulins de salpêtre, tannerie et usine de cuir, usine d’alun, moulin de céréales, filature.On trouve du côté d’Øvre Foss on trouve une autre fabrique de voiles de bateau, la Christiania Seildugs fabrikk (ci-dessous).

Fondée en 1856 et conçue par Peter Høier Holtermann, elle fut le plus grand bâtiment de Christiania et environs avec le château. Cela correspond au développement de la marine norvégienne à voile des années 1850 à 1914. Ultérieurement la fabrique de voiles se développa en produisant des filets et équipements de pêche, des cordes ; des sacs ; des serviettes et des chiffons. En 1908 l’usine comptait 920 employés. L’usine ferma ses portes en 1960. En 1999 l’ancienne usine devient le local communal réunissant les écoles d’état d’art industriel et de l’artisanat, l’académie d’art, ainsi que les hautes écoles de ballet, théâtre et d’opéra (Statens håndverks- og kunstindustriskole, Statens kunstakademi, Statens balletthøgskole, Statens teaterhøgskole, Statens operahøgskole en norvégien). En 2010 elle devient la Haute École des Arts d’Oslo ou Kunsthøgskole i Oslo. Avec ses 500 étudiants, 200 employés et ses 40 000 mètres carrés la Kunsthøgskole i Oslo est l’un des plus grands centres d’enseignement de l’art et du design d’Europe du Nord.

Toujours à Øvre Foss on trouve un ancien atelier de mécanique de l’Aker ou Akers Mekaniske Verksted- ou alors à l’époque Agers Mekaniske Værksted qui démarra en 1842. Les fondateurs appartenaient au milieu des entrepreneurs et fondateurs d’entreprises des années 1840 et des années 1850 avec des origines professionnelles différentes (mécaniciens, militaires, fonctionnaires ou encore homme d’affaires). Peter Streenstrup qui fut capitaine de vaisseau fut une des figures de l’entreprise et qui en fut le premier dirigeant étendit l’entreprise en 1854 en achetant l’île d’Holmen (Tjuvholmen aujourd’hui) à Aker Brygge pour se développer dans l’industrie des chantiers navals. Steenstrup mourut en 1863.

L’atelier mécanique de l’Aker ou Aker Mekaniske Verksted fondé en 1841 et fermé en 1952

Le dernier bâtiment que l’on abordera dans cette exploration industrielle de Grünerløkka c’est la Brasserie Ringnes célèbre productrice de l’une des bières les plus consommées en Norvège la Ringnes. En 1877 les frères Amund et Ellef Ringnes fondent la Ringnes & Co à Grünerløkka. En plus de la bière Ringnes, l’entreprise produit également les deux marques d’eaux minérale et gazeuse, les célèbres Imsdal depuis 1990 (produit à Imsdal dans l’Østerdalen, est du pays) et Farris (Larvik, Norvège de l’Ouest) depuis 1993. Ringnes produit donc 180 millions de litre de bière et boissons gazeuses soit le quart de la production nationale le siège social de Ringnes, à Grunerløkka :

L’Akerselva

Outre l’industrie c’est la nature qui domine cette partie avec le fleuve Aker ou Akerselva qui depuis sa source dans le lac Maridalsvannet dans la banlieue nord d’Oslo à Kjelsås parcoure et serpente presque 10 kilomètres à travers la ville dans plusieurs quartiers avant de se jeter dans le fjord. Ce qui explique les nombreux toponymes comme Akersgate (rue de l’Aker) ou encore Akershus festning (forteresse de l’Aker où se situe l’embouchure du fleuve dans le fjord d’Oslo). Le fleuve puisse possède plusieurs torrents (foss en norvégien) en son aval.

Sagene et Torshov

Sagene est un ancien quartier ouvrier et industriel qui se situe de part et d’autre de l’Akerselva au nord et nord-est de Grünerløkka. Torshov qui se situe au nord de Grünerløkka le long de l’Akerselva et à l’est de Sagene. C’est un quartier clairement marqué par son héritage industriel.

Autrefois le quartier était dénommé Sagene-Torshov puis Sagene en 2004. Le nom de Sagene vient du norvégien sag signifiant « scie » et donc Sagene signifie « les scies » en raison des nombreuses scieries (sagbruk) qui s’y trouvaient. Ce quartier apparait dès le XVIIe siècle où est établie en 1600 une colonie de travailleurs par Christian IV le bâtisseur. C’est à cette même époque que l’on commence l’exploitation de mines de fer et de charbon. L’image ci-contre rappelle que Sagene  fut un quartier industriel et ouvrier.

En 1741 l’école de Sagene ouvre ses portes, c’est la première école « populaire » ou allmueskole (ou folkskole), à l’est de l’Akerselva. C’est également à Sagene en 1855 que fut érigé le premier commissariat de police. En 1686 Oliver Bentse obtient un privilège royal d’établir un moulin à papier sur la rive ouest de l’Aker. Moins de dix ans plus tard en 1695 son exploitation ou Bentse Brug (bruk) devient la première papeterie de Norvège ce qui explique le nom du Bentsebru (pont Bentse) entre Sagene et Torshov ou encore la rue Bentsebrugsgate. Sur la rive ouest du fleuve se trouve le centre de Sagene avec son église en brique rouge de style néogothique datant de 1891.

En ce qui concerne Torshov qui se trouve à l’est de l’Aker sa rue principale est la Vogts gate et un quartier assez coloré notamment une des ses rues Vogts gate.

Torshov possède un magnifique grand parc avec un monticule donnant de la hauteur sur la ville.

Au nord de Torshov le long du fleuve se situe Lilleborg où se trouve justement l’héritage industriel du quartier et de la ville. En 1687 le pouvoir royal décide d’implanter des savonneries, des moulins à huile et des papeteries ou encore des industries de cuir. En 1812 un militaire Ludvig Mariboe établit une usine de vêtement ou Klædesfabrikk à Lilleborg. En 1850 une filature (spinneri/spinderi) fut établie par Peter Møller.

Sagene et Torshov possèdent de nombreuses maisons traditionnelles scandinaves.

Certains bâtiments industriels de Sagene -Torshov à Torshov ont été réaménagés et retransformés c’est le cas de l’ancien hall du tramway (trikkestallen) du quartier de Sagene devenu un théâtre de marionnettes (dukke- ou dokketeater)

C’est avec Sagene et Torshov sur les rives de l’Akerselva que se termine notre série sur la découverte historique des quartiers est d’Oslo.

J’ai particulièrement apprécié d’écrire cet article en particulier, car quand je suis arrivé en Norvège en septembre 2018 c’est à Grünerlokka-Sofienberg que ce fut ma première vue d’Oslo et de la Norvège en juillet 2018 pour mes vacances en Norvège puis j’ai résidé dans deux auberges de jeunesse Anker Hostel sur Storgata et Anker Appartments à Københavnsgate, Dælenenga, Sofienberg.  En espérant que cela vous aura plu et enrichi votre connaissance de la ville si vous y habitez, voulez la visiter si vous habitez ailleurs en Norvège.

Publié par Anthony Kettela

Anthony Kettela né le 2 janvier 1990, Français d'Alsace vivant en Norvège depuis septembre 2018 travaillant comme Brukerstyrt Personlig Assistent. Auteur, passionné d'histoire(s), de géographie, de politique, de littérature et de culture et des pays scandinaves.

3 commentaires sur « Découverte historique des quartiers d’Oslo Est — 3ème partie : Oslo au fil de l’eau, entre industrie et nature »

  1. Merci pour cet article! Des amis norvegiens m’avaient dit de Grunerløkka qu’une famille puissante avait achete et planifie / re-organise le quartier d’une facon centralisee d’ou les rues droites, les batiments assez homogenes, etc. D’apres votre article les candidats seraient Thorvald Meyers et la famille Gruner. Est ce que cela vous dit qqch?

    1. Bonjour Chloé! Merci pour votre commentaire j’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire. D’après ce que je sais les Grüner sont historiquement lié au quartier lui ayant donné leur nom ainsi que le Grünerhagen (jardin Grüner) et la Grünersgate (rue Grüner) notamment. Cependant l’aménagement urbanistique qui vous intéresse est postérieur. Grünerløkka se situant qu bord de l Aker ce sont essentiellement l’oeuvre des grandes familles d’Oslo ayant fait fortune dans le commerce de bois tels les Anker ou les Collett. Or il se trouve que Thorvald Meyer (1818-1909) était non seulement marchand en gros et de détail mais surtout homme d’affaires et propriétaire de forêts; son père Jacob Meyer était marchand de bois. Avant d’hériter l’entreprise de son père en 1856 il travailla pour son beau-père Andreas Tofte. Et c’est à Thorvald Meyer que l’on doit l’aménagement du parc Birkelunden (1874) entre les rues Thorvald Meyer (1864) et la rue Tofte. Je pencherai donc pour Thorvald Meyer car sa richesse fit de lui un grand mécène, « le premier citoyen de la ville » (1908) qui fut le premier à avoir un hôtel particulier sur l’avenue principale en 1867. C’était un homme de premier ordre. J’ai également lu que dans les années 1970 le quartier a été massivement rénové avec destructions non sans remous de maisons des années 1930. Merci pour votre question en tout cas!

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